quarta-feira, 14 de janeiro de 2015

La liberté d’expression à géométrie variable de Charlie Hebdo

Publié par Bob Woodward sur 10 Janvier 2015, 13:29pm
La liberté d’expression à géométrie variable de Charlie Hebdo
La liberté d’expression à géométrie variable de Charlie Hebdo
Aprés l'horrible massacre qui a décapité l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo on voudrait ériger ce dernier en monument de la Liberté d 'Expression. Charlie Hebdo a adopté pour lui – même et vis à vis des autres une Liberté d'Expression à géométrie variable notamment en virant comme un malpropre le caricaturiste Siné en 2008.
En 2008, Siné avait publié dans Char­lie Hebdo une chro­nique sur Jean Sarkozy ouvrant une violente querelle poli­tico-média­tique sur fond d’an­ti­sé­mi­tisme. Philippe Val avait alors licen­cié le dessi­na­teur, mais certains lui ont repro­ché de s’être servi de cet événe­ment pour se débar­ras­ser d’un colla­bo­ra­teur avec lequel il n’était plus en accord. La justice avait ensuite condamné Char­lie Hebdo pour licen­cie­ment abusif. Figure emblématique du journal satirique Charlie Hebdo, Siné avait ironisé, dans une chronique publiée le 2 juillet, sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage avec la fille Darty. Des propos teintés d'antisémitisme pour le directeur Philippe Val, qui avait décidé de le licencier. Le caricaturiste Siné, accusé d'avoir tenu dans une chronique des propos antisémites liés au projet de mariage de Jean Sarkozy, a été renvoyé de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, a indiqué mardi 15 juillet 2008 le directeur de la publication, Philippe Val.
Dans une chronique publiée le 2 juillet 2008 par Charlie Hebdo, Siné avait évoqué les fiançailles de Jean Sarkozy et de Jessica Darty, fille du fondateur des magasins Darty, en ironisant sur une éventuelle conversion au judaïsme du fils du président de la République.
"Je suis rarement d'accord avec ce que Siné raconte mais il y a une latitude à Charlie pour exprimer des opinions différentes des miennes" et "cette latitude est bordée par une charte qui proscrit notamment tout propos raciste et antisémite dans le journal", a ajouté le directeur de la publication. Selon lui, "Siné a dépassé cette limite".
La liberté d’expression à géométrie variable de Charlie Hebdo
"Ni acceptable, ni défendable"
Dans un communiqué publié ce mercredi dans Charlie Hebdo, Philippe Val écrit: "Les propos de Siné sur Jean Sarkozy et sa fiancée, outre qu'ils touchaient la vie privée, colportaient la fausse rumeur de sa conversion au judaïsme. Mais surtout ils pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale et ce n'était ni acceptable ni défendable devant un tribunal".
Les raisons officielles : antisémitisme. Prétexte de ce licenciement, ce texte du 2 Juillet 2008 paru dansCharlie Hebdo : «Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !»
Philippe Val, directeur de la publication de Charlie Hebdo explique le départ de Siné : «Je suis rarement d'accord avec ce que Siné raconte mais il y a une latitude à Charlie pour exprimer des opinions différentes des miennes» et «cette latitude est bordée par une charte qui proscrit notamment tout propos raciste et antisémite dans le journal».
Petit retour en arrière. 11 juin 2008, toujours dans Charlie Hebdo, voici ce qu'écrivait le même Siné : «Je n'ai jamais brillé par ma tolérance mais ça ne s'arrange pas et, au risque de passer pour politiquement incorrect, j'avoue que, de plus en plus, les musulmans m'insupportent et que, plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier, plus j'ai envie de leur botter violemment le cul !» Puis il continue, et on peut lire de sa plume : «Leurs maris barbus embabouchés et en sarouel coranique sous leur tunique n'ont rien à leur envier point de vue disgracieux. Ils rivalisent de ridicule avec les juifs loubavitchs ! Je renverserais aussi de bon coeur, le plat de lentilles à la saucisse sur la tronche des mômes qui refusent de manger du cochon à la cantoche».

Si le premier extrait de Siné est antisémite, le second n'est-il pas clairement islamophobe ? Pourquoi Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Observateur, lorsqu'il dénonce sur RTL «un article antisémite dans un journal qui ne l'est pas» ne dénonce-t-il pas également les autres propos de Siné ?
La liberté d’expression à géométrie variable de Charlie Hebdo
Siné, extrémiste laïc

Siné est-il antisémite ou non ? Siné est-il islamophobe ou non ? A dire vrai, ce débat ne m'intéresse pas. Siné est un provocateur. Et avant d'être antisémite, Siné est avant tout un extrémiste laïc, un allergique épidermique aux religions et aux religieux, un bouffeur de curés, de rabbins, d'imams. Peut-on virer Siné sous prétexte qu'il serait religiophobe ?
Et si Philippe Val finalement ne trouvait que ce prétexte pour écarter un Siné avec lequel les désaccords sont de tout autre ordre ? Siné contre-attaque en expliquant que la véritable raison de son éviction proviendrait d'une mésentente autour du cas Denis Robert, le journaliste enquêteur sur l'affaire Clearstream. Philippe Val avait dressé des louanges à l'avocat de Clearstream et de... Charlie Hebdo. Siné (tout comme Michel Polac ou Cavanna) avaient alors vivement défendus Denis Robert dans les mêmes colonnes de Charlie Hebdo.
Par ailleurs, Philippe Val, en tant que directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, n'est-il pas corresponsable des propos tenus dans son journal ? S'il juge les propos de Siné antisémite et donc susceptibles d'encourir un procès, cela signifierait donc qu'il a accepté la publication de l'article de Siné en prenant le risque ? A moins que Philippe Val ne lise pas les tribunes des journalistes de son journal ?
De fait, la position de Philippe Val est totalement illogique. Lui qui défendait la liberté d'expression lors de la polémique sur la publication dans Charlie Hebdo de caricatures de Mahomet, ne défend-il donc plus la liberté d'expression de la plume de Siné ?
La liberté d’expression à géométrie variable de Charlie Hebdo
"Je préfère me couper les roubignolles"
"Val voulait des excuses auprès de Jean Sarkozy et de la famille Darty. Je lui ai demandé s'il ne se foutait pas de ma gueule. Je préfère me couper les roubignolles", a déclaré Siné, qui collabore à Charlie Hebdo depuis la relance du titre en 1992. Agé de 79 ans, le dessinateur et chroniqueur avait également participé à l'ancienne formule.
"Je reproche à Jean Sarkozy de se convertir par opportunisme. S'il s'était converti à la religion musulmane pour épouser la fille d'un émir, c'était pareil. Et un catholique, pareil, j'ai jamais fait de cadeau aux catholiques", a expliqué Siné. La Licra a fait savoir en 2013 qu'elle abandonnait les poursuites contre le dessinateur Siné pour la chronique sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy et une autre sur les femmes voilées.
"Considérant le temps passé depuis les chroniques en cause et la priorité d'une actualité hélas brûlante qui mobilise toute son énergie (...), la Licra a décidé de ne pas poursuivre la procédure plus avant", selon un communiqué.
Cette décision met un terme à de nombreux épisodes en justice. Le dernier remontant au 22 octobre, quand la Cour de cassation a validé la citation de la Licra et renvoyé l'affaire devant la Cour d'appel de Paris.
La Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) s'est "félicitée que la légalité de son action soit ainsi confirmée" mais a jugé utile de passer à autre chose.
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Charlie poursuivi et bien pensant
Charlie Hebdo a été poursuivi par Siné pour l'avoir licencié sans suivre la procédure légale. Le 30 novembre 2010, le tribunal de grande instance de Paris a condamné la société les Éditions Rotatives, société éditrice du journal Charlie Hebdo, à payer à Siné 40 000 euros de dommages et intérêts pour rupture abusive de leur collaboration. En décembre 2012, la cour d’appel de Paris a confirmé la condamnation de Charlie Hebdo et augmenté le montant des dommages et intérêts à 90 000 euros.

Siné poursuivi devant la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Lyon par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) pour incitation à la haine raciale est finalement relaxé de l'accusation d'antisémitisme le 24 février 2009, les juges considérant qu'il avait usé de son droit à la satire. « Le tribunal considère que (Siné) s'est autorisé à railler sur le mode satirique l'opportunisme et l'arrivisme d'un homme jeune, engagé sur la scène politique et médiatique. » La LICRA a fait appel de c ette décision et a été débouté par la cour d'Appel de Lyon, qui juge la citation irrecevable en sa forme. La Cour de cassation annule cette décision (la citation était régulière, selon la cour), et renvoie l'affaire devant la cour d'appel de Lyon, qui acquitte cette fois Siné sur le fond.

Siné avait aussi été menacé par la Ligue de Defense Juive ce groupuscule juif fasciste qui lui n'a jamais été inquiété pour ses actes de terreur menés contre des militants de la cause palestinienne bien au contraire bénéficiant de la protection du Ministère de l'Intérieur.
Sur le site de la LDJ était alors écrit contre Siné : ""20 centimètres de métal dans les tripes cela devrait apprendre à ce bâtard à penser"

Charlie Hebdo a-t-il dénoncé cette menace contre l'un des leurs ? Charlie Hebdo s'en est -il jamais pris aux fondamentalistes juifs sionistes dans ses caricatures?En fait les censeurs de la pensée via la LICRA avec la complicité de Philippe Val, alors directeur de la publication de Charlie Hebdo en ont profité pour excommunier Siné. Siné est en fait viré pour son antisionisme une position politique que même à Charlie Hebdo on censure.
La liberté d’expression à géométrie variable de Charlie Hebdo
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terça-feira, 13 de janeiro de 2015

A intolerância clerical

A Conferência Episcopal Venezuelana (CEV) apelou hoje ao diálogo nacional para encontrar soluções para o problema dos altos preços e falta de produtos básicos no país, vincando que o marxismo é "um caminho errado". "O maior problema e a causa desta crise geral parte da decisão do Governo Nacional e de outros órgãos do poder imporem um sistema político-económico de caráter socialista marxista ou comunista", diz a CEV numa exortação pastoral sobre a "renovação ética e espiritual perante a crise". O documento diz que os bispos católicos pretendem partilhar com o povo algumas preocupações e sustenta que o sistema que o Governo venezuelano defende e pretende "impor" é "totalitário, centralista, estabelece o controlo do Estado sobre todos os aspetos da vida dos cidadãos e demais instituições públicas e privadas".

Ler mais em: http://www.cmjornal.xl.pt/cm_ao_minuto/detalhe/igreja_venezuelana_apela_ao_dialogo_e_diz_que_o_marxismo_e_um_caminho_errado.html

Comentário: Costuma ser assim. Sempre que se realizam, ou sequer se tentam, políticas reformistas a alta hierarquia da igreja católica denuncia o seu reaccionarismo e intolerância. Que nos lembremos não se preocupou tanto com o governo corrupto que antecedeu Chavez, nem com as ditaduras anteriores. Apetece escrever um cartaz "Yo soy bolivariano!"

Je suis Younes Amrani

15.01.12_Ruy Braga_Je suis Younes[Manifestantes em Clichy-sous-Bois, subúrbio de Paris, em novembro de 2005]
Por Ruy Braga.
Younes Amrani, jovem sub-empregado de origem marroquina, enviou em 2003 um e-mail ao sociólogo Stéphane Beaud. O propósito da mensagem era comentar o livro de Beaud dedicado às vicissitudes da massificação do ensino superior na França. Em “80 % au bac” et après?, o sociólogo francês documentou o relativo fracasso da política do Partido Socialista que, em meados dos anos 1980, decidiu estabelecer como meta do sistema educacional “80% de uma geração na faculdade”.1]/a> Pragmaticamente, o governo de François Mitterrand alimentou a esperança de integração nacional e de progresso social de milhares de jovens filhos de imigrantes ao mesmo tempo em que manipulou a taxa de desemprego por meio da extensão do tempo de permanência escolar.
Pelo conteúdo das mensagens eletrônicas trocadas ao longo de um ano entre Amrani e Beaud, é possível perceber que a substituição do mundo do trabalho pelo ensino superior como meio de integração dos imigrantes ampliou a fratura entre diferentes gerações e promoveu a inquietação social dos subalternos.2 Por um lado, a esperança de fazer parte de uma classe trabalhadora sindicalmente organizada que alimentou os sonhos dos pais desapareceu com o desmanche neoliberal do operariado francês. Por outro, as expectativas de progresso ocupacional dos filhos dos imigrantes estimuladas pelo acesso ao ensino superior sucumbiram ao subemprego, à degradação social das periferias e à violência policial.
Algumas dimensões-chave do sofrimento íntimo e do ressentimento social do jovem precariado de origem imigrante na França aparecem condensadas na trajetória de Amrani: a relação usualmente tensa com os professores franceses, o abuso de substâncias psicoativas, a experiência da discriminação racial, a realidade da pobreza, a solidariedade dos companheiros do bairro, a aproximação em relação às posições da extrema-esquerda, as decepções políticas, o sentimento de segregação espacial e a presença marcante da religiosidade na família. Aos poucos, o diálogo amistoso entre um jovem de origem marroquina e um sociólogo crítico revela as razões pelas quais a pátria do iluminismo transformou-se no “país da infelicidade” para os filhos de trabalhadores imigrantes.
A leitura das mensagens serve também para apagar o estigma que marca o “mec de banlieue”, isto é, o árabe que mora nas periferias das grandes cidades francesas. Ao contrário do que muitos poderiam imaginar, Younes Amrani é simplesmente um jovem tão inteligente quanto outro qualquer. Suas opiniões são muito razoáveis e suas observações jamais deixam transparecer um traço sequer de fanatismo. Como vítima consciente da violência sistêmica que desestrutura as famílias trabalhadoras é possível notar certa condescendência em relação a algumas atitudes violentas de seus amigos do bairro. Mas, o que prevalece em suas mensagens não é o ódio e sim o sofrimento resultante da subjetivação da violência inerente à reprodução das contradições do capitalismo francês. Um sofrimento que, por vezes, transborda os limites da angústia íntima, revelando-se publicamente em explosões de violência inorgânica.
Alguns dirão que ondas de rebeliões populares protagonizadas por imigrantes, como as revoltas de novembro de 2005 nas “cités populaires” francesas, por exemplo, não são um fenômeno novo.3 Mas, a realidade é que o neoliberalismo esgarçou o tecido social francês ao ponto de modificar até mesmo a natureza do chiste. Novamente, Stéphane Beaud, junto com Michel Pialoux, em sua conhecida etnografia do grupo operário da fábrica da Peugeot em Sochaux-Montbéliard, registraram o fenômeno.4 Os “imigrantes” sempre foram os alvos prioritários das zombarias dos operários “franceses”. Ocorre que durante o período fordista, as brincadeiras eram predominantemente amistosas, funcionando em proveito da socialização de turcos e marroquinos. Afinal, bem ou mal, todos faziam parte de um mesmo e orgulhoso grupo social.
Após a reestruturação produtiva dos anos 1990, contudo, a realidade fabril mudou sensivelmente. Uma rede de empresas subcontratadas formou-se como resultado das estratégias gerenciais de terceirização implantadas pela Peugeot. A rotatividade aumentou, a competição no interior do grupo fabril tornou-se a regra, os salários caíram, as carreiras foram simplificadas, o sindicato passou a ser hostilizado pelas gerências e o sistema fordista de solidariedade fabril colapsou finalmente. Os filhos dos operários imigrantes foram acantonados nos postos mais degradados sem a mínima chance de progredirem em termos ocupacionais.  
Neste novo contexto, o trabalhador francês passou a caçoar do jovem precariado “imigrante” não a fim de integrá-lo, mas para legitimar sua segregação na fábrica. O marroquino e o turco deixaram de ser “companheiros”, transformando-se em uma ameaça aos salários e às conquistas trabalhistas. Dispensável dizer que esta mudança alimentou tensões racistas registradas por Beaud e Pialoux no interior da fábrica. Estas tensões revelavam-se, por exemplo, nos conflitos entre “franceses” e “imigrantes” em torno da maneira de educar os jovens. Sumariamente, parte importante do operariado nacional percebeu sua “respeitabilidade” ameaçada pela presença do “imigrante”. O aumento da votação operária na Frente Nacional de Le Pen na região de Sochaux-Montbéliard resultou, em grande medida, do aprofundamento destas tensões.
De fato, o humor pode cumprir estes dois papéis: a integração social via banalização das diferenças ou a segregação via estereotipação e essencialização das subjetividades. Portanto, é preciso estar atento ao fato de que muitas reportagens e charges publicadas pelo Charlie Hebdo retratando o profeta Maomé e a população muçulmana serviam indiretamente para reforçar a segregação social dos povos de origem árabe na França. A despeito de não ser este o objetivo dos jornalistas, muitas sátiras publicadas pelo semanário francês vitimado pelo bárbaro e covarde ataque da semana passada estereotipavam os “imigrantes”.  
Imediatamente após o atentado ao Charlie Hebdo, uma mesquita parisiense foi atingida por tiros e um restaurante muçulmano incendiado. O recado é claro: os muçulmanos são os culpados. Eis a essência da estereotipação. Pela natureza politicamente regressiva do atentado em Paris, na Europa, combater a islamofobia e defender as populações de origem árabe dos ataques filo-fascistas tornaram-se as principais tarefas das forças progressistas. No entanto, isto não significa que devamos nos acomodar às opiniões daqueles, inclusive na esquerda, que condenaram o semanário apoiando-se em um cínico relativismo cultural ou na defesa mais ou menos velada da “identidade religiosa” dos muçulmanos. Sobretudo, devemos evitar cair na armadilha do “afinal, o jornal foi longe demais nas sátiras” ou algo do gênero.
Na verdade, estas posições apenas elidem a questão-chave: o massacre do 7 de janeiro não tem nada a ver com o Islã. Afinal, que fé seria esta se um crente se sentisse realmente ameaçado por charges? Isto não faz o menor sentido! Na realidade, este atentado foi uma explosão brutal de violência preparada e nutrida não por ofensas ao profeta, mas por décadas de reprodução dissimulada de um tipo de violência sistêmica cujas razões últimas devem ser buscadas no recente ciclo da mundialização capitalista. Neste sentido, as motivações religiosas dos jihadistas simplesmente não importam. Mesmo que assim se reivindiquem, Chérif Kouachi, Said Kouachi e Amedy Coulibaly não devem ser considerados fundamentalistas religiosos, mas simplesmente extremistaspolíticos que instrumentalizaram uma confissão religiosa a fim de espetacularizar organizações autoritárias.
Ao fim e ao cabo, o objetivo do massacre foi seduzir e recrutar jovens “imigrantes” oprimidos pelo aprofundamento da exploração econômica e pela ameaça da exclusão social para as fileiras da Al Qaeda (irmãos Kouachi) e do Estado Islâmico (Coulibaly). Estes agrupamentos extremistas, largamente minoritários no mundo muçulmano e imersos em uma competição entre eles próprios, alimentam-se das guerras e dos ataques neocolonialistas aos países árabes, do desmonte do Estado social, do aumento das desigualdades entre as classes e da defensiva das forças políticas de esquerda em uma Europa cada dia mais prisioneira do despotismo financeiro para ampliar o alcance de seu poder despótico.
Porquê então atacar o Charlie Hebdo? Simplesmente por se tratar de um alvo conveniente para a espetacularização da agenda política destes agrupamentos. Assim, independentemente do teor polêmico das charges e matérias publicadas pelo semanário esquerdista, Charb, Wolinski, Cabu, Tignous, Phillippe Honoré, Bernard Maris, Mustapha Ourad, Elsa Cayat, além de Franck Brinsolaro, Ahmed Merabet, Frédéric Boisseau e Michel Renaud, serão lembrados como mártires da resistência democrática ao avanço do obscurantismo político e do autoritarismo armado.
E, perfilados ao lado das lutas sociais futuras, certamente encontraremos milhares de Younes Amrani, jovens trabalhadores precarizados, filhos e netos de imigrantes, em sua maioria, defendendo a liberdade de expressão, reivindicando direitos sociais nas ruas e desafiando com seus incontáveis exemplos de dignidade pessoal os estereótipos criados para oprimí-los. O futuro da Europa está nas mãos dos Amranis, não dos Kouachis.
NOTAS
1. Ver Stéphane Beaud. “80 % au bac” et après? Les enfants de la démocratisation scolaire. Paris, La Découverte, 2003.
2. Ver Stéphane Beaud, Younes Amrani. Pays de malheur! Un jeune de cité écrit à un sociologue. Suivi de des lecteurs nous ont écrit. Paris, La Découverte, 2005.
3. Ver Chakri Belaïd, Clémentine Autain e Stéphane Beaud. Banlieue, lendemains de révolte. Paris, La Dispute, 2006.
4. Ver Stéphane Beaud e Michel Pialoux. Retorno à condição operária: investigação em fábricas da Peugeot na França. São Paulo, Boitempo, 2009.
*** in BOITEMPO

Michael Löwy: A infâmia

Infâmia. É a única palavra que pode resumir o que sentimos diante do assassinato dos desenhistas e jornalistas do hebdomadário Charlie Hebdo. Um crime tanto mais odioso que estes companheiros eram pessoas de esquerda, anti-racistas, anti-fascistas, anti-colonialistas, simpatizantes do comunismo ou do anarquismo. Há pouco, participaram com desenhos em um álbum em homenagem à memoria das centenas de anti-colonialistas argelinos assassinados pela polícia francesa em Paris, em 17 de outubro de 1961.
Sua única arma era a pluma, o humor, a irreverência, a insolência. Também contra as religiões, seguindo a velha tradição anti-clerical da esquerda francesa. Mas no ultimo número da revista, que acabava de sair, a capa era uma caricatura contra o escritor islamofóbico Houellebecq, além de uma página de caricaturas contra a religião… católica. Charb – pseudônimo de Stéphane Charbonner – o editor-chefe da revista, era um artista de sensibilidade revolucionária, que ilustrou o livro do filósofo marxista Daniel Bensaïd, Marx, manual de instruçõespublicado no Brasil pela editora Boitempo.
CHARLIE HEBDO MARX MANUAL
A última edição do Charlie Hebdo (n.1177), publicada no dia do atentado; e o livro Marx, manual de instruções, com texto de Daniel Bensaïd e ilustrações de Charb.
O ato destes fanáticos e intolerantes partidários do Jihad é um crime contra a liberdade de imprensa, o livre pensamento, a liberdade artística. Mas é também um crime contra o Islã, e contra os muçulmanos da França, que correm o risco de acabar pagando a conta de uma infâmia da qual não tem a mínima responsabilidade.
A onda de islamofobia, que tem se desenvolvido bastante na França nos últimos tempos, com o apoio de jornalistas racistas, ou escritores famosos como Eric Zemmour como Houellebeck, confunde muçulmanos com integristas, e integristas com jihadistas. Este clima deletério favorece as várias correntes racistas, fascistas, e sobretudo o Front National da família Le Pen, que fez do racismo islamofóbico seu principal fundo de comércio. Eles naturalmente tratarão de utilizar o crime dos jihaddistas para difundir seu veneno.
Uns e outros tentam instaurar um clima de “guerra das civilizações”, segundo a sinistra proposta de Samuel Huntington (um dos arquitetos da Guerra do Vietnã). É urgente lembrar que o verdadeiro conflito de nossa época não é entre “Islã” e “Ocidente”, mas entre os explorados e os exploradores, os opressores e os oprimidos, e, em ultima análise, entre os interesses do capitalismo e os da humanidade.
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A esquerda diante dos fenômenos religiosos | Em tempos de barbárie e acirramento de fundamentalismos políticos e religiosos, a Boitempo dá início à publicação do curso “Sociologia marxista da religião”, de Michael Löwy.
Para além da fórmula da religião como “ópio do povo”, o sociólogo franco-brasileiro fornece elementos para compreendermos a dialética entre os elementos emancipatórios e os opressivos das religiões. De Marx e Engels, a Walter Benjamin e Hobsbawm passando por Gramsci, Bloch e Mariátegui, entre tantos outros “marxistas heterodoxos”, o panorama do curso oferece uma preciosa e urgente reflexão sobre como a esquerda deve se orientar diante do delicado terreno do fenômeno religioso.
A aula de abertura “Karl Marx como sociólogo da religião”, já está disponível online abertamente. Aulas novas toda semana! Acompanhe no canal daBoitempo no YouTube clicando aqui.
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Leia também, especiais para o Blog da Boitempo, Atentado contra a extrema esquerda na França, de João Alexandre PeschanskiUm ataque à imprensa e aos muçulmanos, por Gilberto Maringoni e Reflexão sobre a chacina de Paris, por Miguel Urbano Rodigues e editores de O diário.info, além da nota oficial da Aliança Internacional dos Editores IndependentesO mundo (das ideias) ferido, e Muros e silêncios: o ataque ao Charlie Hebdo em perspectiva ampliada, publicada do Espaço do Leitor.
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Michael Löwy, sociólogo, é nascido no Brasil, formado em Ciências Sociais na Universidade de São Paulo, e vive em Paris desde 1969. Diretor emérito de pesquisas do Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Homenageado, em 1994, com a medalha de prata do CNRS em Ciências Sociais, é autor de Walter Benjamin: aviso de incêndio (2005), Lucien Goldmann ou a dialética da totalidade (2009), A teoria da revolução no jovem Marx (2012), A jaula de aço: Max Weber e o marxismo weberiano (2014) e organizador de Revoluções (2009) e Capitalismo como religião (2013), de Walter Benjamin, além de coordenar, junto com Leandro Konder, a coleção Marxismo e literatura da Boitempo. Colabora com o Blog da Boitempo esporadicamente.

domingo, 11 de janeiro de 2015

Just As The Islamic State (ISIL) Gets Exposed As A Fake US Enemy, A “Wag the Dog” Terrorist Attack in Paris?

Global Research, January 08, 2015

With information just breaking that the United States has been air dropping arms, food and medical supplies to Islamic State of Iraq and Levant (ISIL) forces in Iraq, supposedly the world’s latest terrorist enemy on steroids, what has been suspected all along is now being confirmed.
To add fuel to the fire, this news comes just as warmonger Senator McCain got busted for secretly and illegally entering Syria to meet with ISIL to coordinate strategy on that warfront.
Clearly the ISIL is an ally to the US government in both Iraq and Syria. The command headquarters operating out of the US Embassy in Baghdad has been overseeing the US military airdrops of war supplies to our purported latest enemy in various provinces throughout Iraq. Back in October the US lied about an accidental dropping of supplies that went to the Islamic State jihadists instead of to the Kurds. The strategy in Iraq is to prolong the “war” against ISIL in order to ensure thatpermanent US military bases there get established, something recently deposed Iraqi President Maliki refused. It wasn’t so much Maliki’s poor leadership that spearheaded persecution and killing of so many Sunnis during his reign of terror that caused Washington to finally pull the plug on him. It was his kicking Americans out of his country entirely at the end of 2011 that brought his US orchestrated removal from power several months ago.
Just as the US Empire created al Qaeda and Osama bin Laden back in the 80’s to finish off the Russians in Afghanistan, then backed al Qaeda’s ethnic cleansing of Serbs in Kosovo and Bosnia, paving the way for bin Laden to play the heavy in collusion by Saudi-Israeli assistance to pull off the coup d’etat of the century on 9/11, it all became false pretext to wage permanent war on terror. Now that the US government has torn the Middle East asunder into multiple war ravaged failed states, with these latest revelations coming out of Iraq, the US cover has been completely blown – ISIL turns out to be just another axis-of-evil Empire creation by the US-Israeli-Saudi governments. Based on these latest on the ground accounts filtering in through Iranian and Iraqi intelligence sources, those previous reports from months ago on how the United States was covertly financing and training this “new and improved” brand of Islamic State terrorism again created by the US turns out to be absolutely true.
Like al Qaeda in the 1990’s Balkans, ISIL is the latest US mercenary terror on the ground fighting the US proxy war in Syria against Bashir al Assad’s forces and then seven months ago when ISIL invaded Iraq, it created the perfect excuse to deploy once again US troops on the ground in Iraq, remove former US puppet Melawi, set the stage for balkanizing Iraq into three separate entities (Kurds, Shiites and Sunnis) and fight a fake war against ISIL long enough to regain a military foothold in the country while following through with the overall longtime agenda to thoroughly destabilize the entire region.
And then with the menace of ISIL committing ethnic cleansing of Christians and moderate Moslems in both Iraq and Syria, the US once again masterminded another thinly veiled excuse for air strikes on Syrian soil, something Obama was not allowed to do the year before with the chemical weapons false flag. Of course instead of taking out ISIL, in recent months both Israeli and US military air strikes have been destroying Syria’s infrastructure, taking out oil refineries and food storage silos that hurt the Syrian people, not the supposed enemy ISIL.
In reaction to last September’s international spectacle of the ISIL beheadings of American and British journalists, which have been speculated to be fake, President Obama was grandstanding with his usual self-righteous acting job, pretending to be enraged and shocked by the latest US made Frankenstein monster, vowing to chase the latest declared enemy down,root them out and destroy them, wherever they may be, in both Iraq and Syria. Now we all know it was more theater, the imperial wizard behind the Empire curtain mimicking his rehearsed lines on the international stage, indignantly placating the world as a wannabe good guy. Seems that everything our commander-in-chief utters is fake, disingenuous and for show only. If in fact the US truly wanted to defeat ISIL, with technological capacity and precision as the world’s most powerful killing machine, within a month the US could easily locate and destroy ISIL forces.
Long ago even prior to 9/11 the neocon game plan still being acted out today was to wreak havoc in the Middle East and North Africa, taking down one regime after the next, plundering oil rich lands for Exxon, Shell and BP, carving up and devising chessboard pipelines to Europe while isolating and cutting off Russia and Iran oil and gas routes, waging the blood for oil conquest for global hegemony at the murderous expense of the darker skinned human population that happens to be Moslem.
Using terrorist mercenaries comes in handy to fight US Empire’s proxy wars where bulk deployment of more American troop invasions from a war-weary nation would not be tolerated. So 1400 US military “advisors” to coordinate the fake war against ISIL in Iraq also becomes the flimsy excuse to go after Syria after all. Taking down Assad in Syria is still the flimsyexcuse to then go after Iran, the final Middle East conquest. Of course taking down Iran remains the ever so worn out excuse to also go after cold war enemy Russia [again]. This deceptive strategy and bottom line agenda masquerades as the actual US presence throughout the Middle East. Only by now the world is onto US Empire aggression. The humanitarian rhetoric of lies will no longer work as that game hand’s been played too many times before. No one will be fooled any more, not even the Americans.
Notice how every time the US government is about to be fully exposed in another boldface lie, this one being that ISIL is our sworn enemy, another wag the dog “terrorist” incident suddenly comes along to divert world attention. This time it was three heavily armed and trained gunmen in Paris attacking the office of the French satire magazine Charlie Hebdo, tragically killing twelve people. Of course like the US, France is notorious for arming and funding al Qaeda terrorists. The French foreign minister just accompanied McCain to Syria in their meeting with the ISIL “enemy” there. Questions of speculation over the government’s potential involvement in another false flag are being raised.
Not only does the attack temporarily take the heat off another sinister US foible being unraveled, it also gives strength to the war on terror, pumping up the rationale for creating yet more anti-terror laws, more totalitarian oppression in the name of national security and more anti-Moslem hatred around the globe. Though today’s attackers were French citizens, the anti-immigration and anti-Islam sentiment raging throughout the Western nations seems ready to boil over. All this of course conflict and violence is just what the oligarchs have ordered, using their age old winning formula of divide and conquer, always to blind people into hating and blaming other groups as scapegoats. The latest current events sweeping the headlines are part of the banking cabal’s design to create war, destabilize and destroy nations and economies and impoverish, kill and reduce the global population.
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sexta-feira, 9 de janeiro de 2015

Reflexão sobre a Chacina de Paris

15.01.08_Miguel Urbano Rodrigues_Reflexão sobre a chacina em ParisPor Miguel Urbano Rodrigues
e editores de ODiário.info
Uma onda de emoção, solidariedade e repulsa corre pelo mundo levantada pela chacina de Paris.
É legítima. Doze pessoas foram assassinadas por um grupo terrorista na sede do semanário francês Charlie Hebdo. Entre elas o diretor, quatro cartunistas e dois policias.
O jornal, satírico, progressista, já havia sido alvo de atentados por ter publicado caricaturas do Profeta Maomé.
A dimensão, o motivo e a circunstância contribuem para a repercussão mundial do bárbaro crime.
O fato de os assaltantes terem gritado à saída “Alá é grande e o Profeta foi vingado!” funcionou como estímulo à islamofobia.
Na última semana, organizações de extrema-direita da Alemanha, dos EUA e da França promoveram manifestações racistas dirigidas contra as comunidades muçulmanas desses países. Tais iniciativas tendem agora a multiplicar-se.
O Presidente François Hollande, ao condenar o monstruoso atentado, afirmou que a França “está em choque”. Chefes de estado e de governo de todo o mundo expressam solidariedade e horror.
É lamentável, mas significativo que o discurso dos políticos e os comentários na grande mídia sejam omissos quanto a uma questão fundamental. Responsabilizam o terrorismo, reafirmam a determinação de lhe dar combate onde quer que desenvolva a sua ação criminosa, mas abstêm-se de referências às causas do surto de barbárie terrorista.
Obama e os seus aliados europeus, sobretudo Hollande e Cameron, têm telhados de vidro. Não podem confessar que o terrorismo cresceu em escala mundial desde que o imperialismo norte-americano (com o apoio do estado fascista de Israel) iniciou agressões em serie a países muçulmanos.
A guerra do Golfo foi um prólogo. Mas foi após os atentados de 11 de setembro de 2001, com a invasão e ocupação do Afeganistão, que essa estratégia assumiu, com Bush filho, caracter prioritário.
A segunda Guerra do Iraque, o reforço da presença no Afeganistão, a agressão à Líbia, o apoio na Síria a organizações terroristas configuram crimes contra a humanidade.
Invocando sempre como pretexto para guerras abjetas a democracia e a defesa dos direitos humanos, os EUA mataram centenas de milhares de muçulmanos, destruíram cidades, introduziram a tortura, semearam a miséria e a fome no Médio Oriente e na Ásia Central.
Nesta hora em que os franceses choram os mortos de Charlie Hebdo é necessário recordar que Sarkozy e Hollande foram cúmplices de muitos dos crimes do imperialismo norte-americano.
E indispensável lembrar que muitos dos assassinos do chamado Estado Islâmico foram treinados pela CIA e por militares dos EUA. Washington fomentou o terrorismo proclamando que o combatia.

Templo dórico, Viagem à Sicília, Agosto 2009

Templo grego clássico da Concórdia

Templo grego clássico da Concórdia
Viagem à Sicília

Teatro greco-romano

Teatro greco-romano
Viagem à Sicília

Pupis

Pupis
Viagem à Sicília Agosto 2009

Viagem à Polónia

Viagem à Polónia
Auschwitz: nele pereceram 4 milhôes de judeus. Depois dos nazis os genocídios continuaram por outras formas.

Viagem à Polónia

Viagem à Polónia
Auschwitz, Campo de extermínio. Memória do Mal Absoluto.

Forum Romano

Forum Romano
Viagem a Roma, 2009

Roma - Castelo de S. Ângelo

Roma - Castelo de S. Ângelo
Viagem a Roma,2009

Roma-Vaticano

Roma-Vaticano

Roma-Fonte Trévis

Roma-Fonte Trévis
Viagem a Roma,2009

Coliseu de Roma

Coliseu de Roma
Viagem a Roma, Maio 2009

Vaticano-Igreja de S.Pedro

Vaticano-Igreja de S.Pedro

Grécia

Grécia
Acrópole

Grécia

Grécia
Acrópole

Viagem à Grécia

Viagem à Grécia

NOSTALGIA

NOSTALGIA

CLAUSTROFOBIA

CLAUSTROFOBIA