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sábado, 11 de abril de 2026

O original integral do Manifesto

 

Déclaration à la conscience de l’humanité

Aux peuples du monde, aux penseurs, aux érudits et à tous ceux qui croient en la justice :

Un spectre hante désormais la conscience de l’humanité – le retour du pouvoir prédateur – et il ne restera plus impuni.

Pendant 249 ans – soit toute son existence depuis 1776 – les États-Unis ont bâti un palmarès d’atrocités digne d’une époque pré-civilisée et plus sombre : un empire prédateur érigé sur les cadavres des nations ; du génocide de près de 5 millions d’Amérindiens à l’esclavage brutal de plus de 4 millions d’Africains, en passant par le lynchage de plus de 4 000 citoyens noirs sous le régime de Jim Crow. Avec plus de 800 garnisons militaires empoisonnant plus de 90 pays et territoires étrangers, ils ont cultivé une doctrine de prédation absolue. Du génocide vietnamien, qui a fait plus de 3 millions de morts ; De l’anéantissement du Cambodge, où deux millions de personnes ont péri sous la terreur soutenue par les États-Unis ; au massacre systématique des Coréens, qui a coûté la vie à plus de quatre millions de personnes ; à la destruction de l’Irak, de la Libye, de la Syrie et de l’Afghanistan, où un million d’Irakiens et des dizaines de milliers de Libyens ont été tués par les tirs américains.

Pourtant, l’ordre rationnel qui régit le monde a jadis permis à l’humanité de dépasser de telles pratiques. L’humanité avait relégué cette barbarie aux oubliettes de l’histoire. Mais nous assistons aujourd’hui à son retour. L’immolation systématique et continue de Gaza, orchestrée grâce au soutien indéfectible au régime israélien génocidaire, où plus de 77 000 civils palestiniens ont été massacrés, révèle une vérité inéluctable : cette pratique pré-civilisée est de retour, et Washington s’est une fois de plus fait le complice de ses exactions.

C’est le credo démoniaque du « tout pour nous, rien pour les autres ». Avec une rapacité effrontée, elle s’approprie les ressources du monde – qu’il s’agisse du pétrole vénézuélien, des richesses minières du Groenland ou des réserves énergétiques du Canada – comme autant de droits stratégiques. Et aujourd’hui, son regard avide se pose sur l’Iran. Car l’Iran – qui possède plus de 7 % des richesses minières et énergétiques mondiales – est perçu comme l’ultime frontière du pillage.

Pourtant, il ne s’agit plus d’une question économique. Il s’agit d’une question d’honneur. Le monde entier constate que les États-Unis sont activement engagés dans une entreprise criminelle baptisée « Guerre du Ramadan » contre la nation iranienne. Ce massacre en cours a déjà coûté la vie à 208 enfants innocents. Que le monde retienne cette date : 168 d’entre eux étaient des fillettes, écolières de l’école primaire Shadjareh Tayyebeh de Minab, en Iran, tuées dans leurs classes par la terreur orchestrée par les États-Unis.

Leurs manœuvres futiles et désespérées visent un prétendu « changement de régime » et la fragmentation de l’Iran, privant ainsi la nation de sa souveraineté et facilitant le pillage systématique de ses ressources. Dans la poursuite de cette abjection, les États-Unis ont brutalement assassiné le guide spirituel et intellectuel de l’Iran, l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei – reconnu internationalement comme une voix contre l’arrogance et le terrorisme – ainsi que sa famille.

Ils ont mené une guerre de terreur ciblée contre les piliers mêmes de l’État iranien. À ce jour, l’agression américaine a conduit à l’assassinat criminel de 39 hommes d’État iraniens, dont le génie scientifique, le Dr Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale.

Aujourd’hui, l’insolence a atteint son paroxysme. Le président américain menace ouvertement le peuple iranien sur les réseaux sociaux de détruire son infrastructure énergétique. C’est l’esprit dépravé d’une civilisation en déclin. L’effondrement moral de l’Occident trouve son incarnation dans la figure pathétique de M. Trump – un homme dont la conduite catastrophique de ces deux dernières années a épuisé non seulement le monde, mais aussi son propre peuple. Il est temps de déclarer d’une seule voix : Ça suffit ! L’ère du pillage est révolue.

Mais les États-Unis ont commis une erreur fatale. Ce qui se dresse devant eux n’est pas simplement une nation, mais une civilisation qui a militarisé son propre ADN – un génie organisationnel ancestral fusionné à une souveraineté scientifique du XXIe siècle. Telle est la réalité de la dissuasion active menée par l’Iran. Un pôle de puissance mondial qui dicte les termes de l’engagement, forçant le repli stratégique en redéfinissant les règles mêmes de la défense active. Désormais, sa réorganisation adaptative, sa continuité civilisationnelle et son unité sociale ont fusionné en une force unique et inébranlable.

La défense globale et la dissuasion active de l’Iran représentent une occasion unique de mettre fin à l’hégémonie mondiale. La doctrine historique et civilisationnelle de l’Iran est absolue : la puissance ne confère pas le droit, et la domination ne saurait fonder la justice. C’est le fondement même de l’invincibilité de l’Iran. Le monde peut saisir cette opportunité historique, en s’appuyant sur cette doctrine de libération, pour mettre un terme à la domination et à l’oppression où qu’elles se manifestent.

L’exceptionnalisme américain et israélien a plongé le monde dans un choix crucial entre force et droit, souveraineté et sujétion, dignité et déshonneur. Ce moment doit servir d’électrochoc à l’humanité et l’inciter à reconnaître qu’une autre voie est possible. Cela doit inciter chacun, partout dans le monde, à tout mettre en œuvre pour contester les structures qui sous-tendent un système mondial bafouant toutes les valeurs morales, y compris le droit à la vie.

L’Iran est notre dernier rempart. Si ce pays tombe, l’espoir d’un avenir meilleur et éclairé pour le monde s’évanouira. Nous ne pouvons le permettre. L’agression contre l’Iran s’inscrit dans un système de pouvoir mondial qui nous opprime tous. Nous ne pouvons rester les bras croisés face à un autoritarisme arrogant et débridé. Notre avenir même repose sur le succès de l’Iran.

Par conséquent, nous ne pouvons accepter aucune issue de cette guerre qui impliquerait un retour au statu quo ante. Ceux qui infligent de telles souffrances doivent payer un lourd tribut à leurs crimes. Ils doivent comprendre que la force militaire ne les dispense pas de leur responsabilité de faire respecter les lois dont dépendent la paix et la sécurité de notre monde. C’est pourquoi nous soutenons les conditions posées par l’Iran pour mettre fin à cette guerre.

Du point de vue de la justice internationale, les conditions pour mettre fin à cette guerre sont absolues et non négociables :

1. Des garanties contre toute répétition et un engagement international contraignant assurant l’absence d’agression future.

2. Le démantèlement immédiat de toutes les installations militaires américaines dans la région.

3. La reconnaissance formelle de l’agression, la condamnation internationale des agresseurs et des réparations complètes pour les pertes en vies humaines et les dommages matériels.

4. La fin immédiate de la guerre sur tous les fronts régionaux.

5. Un nouveau régime juridique pour le détroit d’Ormuz, reconnaissant la souveraineté de l’Iran.

6. La poursuite et l’extradition des agents des médias anti-iraniens ayant incité à ce bain de sang.

Nous, soussignés, appelons nos pairs, les penseurs, les universitaires, les institutions de conscience et les défenseurs de la justice à travers le monde :

• Condamner sans équivoque les États-Unis pour leur banalisation systématique du mépris des conventions internationales et leur retour à une barbarie et une sauvagerie historiques.

• Isoler diplomatiquement et économiquement le régime voyou des États-Unis pour ses crimes contre l’humanité.

• Reconnaître le droit inhérent de l’Iran à la dissuasion active face à toute agression non provoquée.

• Exiger la cessation immédiate du terrorisme américain et parrainé par les États-Unis, ainsi que la poursuite de ceux qui l’ordonnent.

Comme toujours, l’histoire retiendra le courage de ceux qui refusent de se taire. Nous nous tenons aux côtés de la justice, non pas en témoins passifs, mais en artisans d’un monde nouveau où l’arrogance s’effondre et où la droiture triomphe. L’arrogance doit être anéantie. Le monde l’exige. La justice l’imposera.

Signé en signe de solidarité ;

  • Richard Falk (USA)

Professor Emeritus of International Law at Princeton University and former UN Special Rapporteur on human rights in the Occupied Palestinian Territories (2008 – 2014) author or editor of more than 50 books on international law and global politics

  • Denis Halliday (Ireland)

Former UN Secretary-General deputy and Humanitarian Coordinator in Iraq, Gandhi International Peace Award (2003)

  • Norman Finkelstein (USA)

Highly internationally known political scientist, son of Holocaust-survivor parents, widely cited & recognized in Middle East political debate. former Professor at universities of DePaul, Princeton, Rutgers and New York

  • Avi Shlaim (UK)

Professor Emeritus of International Relations and Historian at St Antony’s College, Oxford University, British Academy Medal (2017) for lifetime achievement,PEN Hessell‑Tiltman Prize (2024) for historical writing

  • Hans von Sponeck (Germany)

Former UN Assistant Secretary-General and UN Humanitarian Coordinator for Iraq

  • Alain de Benoist (France)

Internationally recognized philosopher and essayist whose work spans political theory, philosophy, history of religions, and cultural criticism, focused on critiques of liberalism, universalism, and modern egalitarian ideology

  • Chris Williamson (UK)

Former Shadow Minister for Communities and Local Government (2010 to 2013), Former member of Parliament for 7 years, former leader of Derby City Council

  • Boaventura de Sousa Santos (Portugal)

One of the world’s most internationally highly cited sociologists, Professor Emeritus of Sociology at the School of Economics of the University of Coimbra, Distinguished Legal Scholar at the University of Wisconsin-Madison Law School, Founder of the World Social Forum & the concept of “Epistemologies of the South”, Frantz Fanon Lifetime Achievement Award (2022), Kalven Prize, Jabuti Award, Gulbenkian Science Prize

  • Jean Bricmont (Belgium)

Internationally cited theoretical physicist and philosopher of science, Professor at the Catholic University of Louvain, author/co-author of several books including Fashionable Nonsense and Humanitarian Imperialism

  • Dieudonné (France)

Internationally recognized Artist and Stand-up Comedian, author of more than 25 one-man shows, recipient of the Grand Prix de l’Humour Noir (2000) for his contribution to satirical comedy

  • Hamid Algar (USA)

Professor Emeritus of Persian studies at the University of California, Berkeley, King Faisal Prize laureate

  • Oya Baydar (Turkey)

Iconic Novelist and Sociologist who spent years in political exile after the 1980 Turkish coup d’état, later she returned and continued her literary career. She holds 5 Awards on novels, literature, short story and culture

  • Philip Giraldi (USA)

Counterterrorism Expert and Columnist, Executive Director of the non-profit, non-partisan anti-war advocacy group The Council for the National Interest (CNI), Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS)

  • Imam Suhaib Webb (UK)

Former imam of the Islamic Society of Boston Cultural Center, Former Resident Scholar of the Islamic Center of New York University, founder of Ella Collins Institute, one of the World’s 500 Most Influential Muslims list by the Royal Islamic Strategic Studies Centre (2010), recipient as Best Muslim Blog of the Year and Best Muslim Tweeter of the Year by Brass Crescent Awards

  • Cynthia McKinney (USA)

Former Congresswomen for 6 terms (Georgia), Assistant Professor and Director of the Office of External Affairs at North South University; recipient of various peace and human-rights awards (e.g., peace advocacy awards)

  • Ann Wright (USA)

Army Colonel and Former US diplomat who resigned in 2003 in opposition to the US war on Iraq, Jurist

  • Mohd Azmi Abdul Hamid (Malaysia)

President of Malaysia Consultative Council of Islamic Organizations

  • R. Roshan Baig (India)

Former seven-time member of the Karnataka Legislative Assembly, Former Minister of Home Affairs, Former Minister for Urban Development, Former Minister for Infrastructure

  • Saied Reza Ameli (Islamic Republic of Iran)

Full Professor of Communication and Global Studies at the University of Tehran, Head of the UNESCO Chair on Cyberspace and Culture, Founder and Dean of the Faculty of World Studies, Editor-in-chief of Journal of Cyberspace Studies, Member of Iranian Academy of Sciences as well as two High State Cultural Councils

  • Haim Bresheeth (UK)

Retired Professorial Research Associate Professor of Film, Media and Cultural Studies, and Visual Culture at the School of SOAS, the University of East London, Campaign Against Misrepresentation in Public Affairs

  • Mohammad Marandi (Islamic Republic of Iran)

Full Professor of English Literature, Orientalism and American Studies at University of Tehran

  • Ajamu Baraka (USA)

2016 Green Party nominee for Vice President, Anti-Colonial fighter and Veteran of U.S. Black Liberation Movement, Founder of Black Alliance for Peace

  • Bijan Abdolkarimi (Islamic Republic of Iran)

Philosopher, prominent intellectual in post October 7th era, focused on ontology and political philosophy, specializing in the thought of Martin Heidegger, Associate Professor of philosophy in Islamic Azad University

  • Daud Abdullah (UK)

Director of Middle East Monitor and former Deputy Secretary General of the Muslim Council of Britain

  • Vijay Prashad (India)

Director of TricontinentalInstitute for Social Research, editor of LeftWord Books, Chief Correspondent at Globetrotter, and senior fellow at Renmin University of China, advisory board member of the US Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel, co-founder of the Forum of Indian Leftists, Muzaffar Ahmad Book Prize, Paul A. Baran–Paul M. Sweezy Memorial Award

  • Ramón Grosfoguel (USA)

Sociologist and Professor Emeritus at the Department of Ethnic Studies at the University of California, Berkeley

  • Lawrence Davidson (USA)

Professor Emeritus of Middle East History at West Chester University (WCU)

  • David Miller (UK)

Sociologist and former professor at the University of Strathclyde, the University of Bath and the University of Bristol, Co-Director of Spinwatch

  • Abbas Edalat (UK)

Professor of Computer Science and Mathematics at Imperial College London and founder of the Science and Arts Foundation (SAF) and Campaign against Sanctions, Military and Imperial Interventions (CASMII)

  • Dinah Shelton (USA)

Professor Emeritus of International Law at George Washington University Law School; former Commissioner and President of the Inter-American Commission on Human Rights (2010–2014), Elizabeth Haub Prize for Environmental Law (2006), International Environmental Law Award (2016)

  • Jodi Dean (USA)

Political Theorist and Professor at Hobart and William Smith Colleges, former Erasmus Professor of the Humanities in the Faculty of Philosophy at Erasmus University Rotterdam

  • Peter Limb (USA)

Internationally recognized Historian and Professor at Michigan State University

  • Michael Maloof (USA)

Former Senior Security Policy Analyst in the Office of the Secretary of Defense

  • Michael Springmann (USA)

Former Diplomat in Germany and Saudi Arabia, Attorney and Counsellor at Law, Doctor of Law

  • Augusto Sinagra (Italy)
    Professor Emeritus of International Law at Sapienza University of Rome
  • Syed Sadatullah Husaini (India)

President of India’s biggest Muslim origination (Jamaat-e-Islami Hind)

  • Angelo d’Orsi (Italy)

Historian of Philosophy and Professor Emeritus of History of Political Doctrines at the University of Turin

  • Sibel Edmonds (USA)

Exposer of corruption and intelligence failures within U.S. government agencies, PEN/Newman’s Own First Amendment Award (2006), Sam Adams Award for Integrity in Intelligence (2012)

  • Kevin B. MacDonald (USA)

Professor Emeritus of Evolutionary Psychology at California State University, Long Beach (CSULB)

  • Alberto Bradanini (Italy)

Former director of UN Interregional Crime & Justice Research Institute UN Research Institute on Crime & Drugs, former ambassador in Tehran and Beijing, president of the Centre for Contemporary China Studies in Italy

  • James H. Fetzer (USA)

McKnight Professor Emeritus of the Philosophy of Science at the University of Minnesota Duluth

  • Piero Bevilacqua (Italy)

Historian, Professor of Contemporary History at the Sapienza University of Rome, author of 34 books

  • Claudio Mutti (Italy)

Former Professor at the University of Bologna, Director of “Eurasia, Rivista di Studi Geopolitici”

  • Siddiqullah Chowdhury (India)

Representative of the West Bengal Legislative Assembly, member of the All India Trinamool Congress (AITC)

  • Claudio Moffa (Italy)

Former Professor of History of International Relations at the University of Teramo

  • Maria Poumier (France)

Professor at University of Havana, Former Professor at the University of Paris (Sorbonne), documentary maker

  • Bruno Drweski (France)

Professor Emeritus at the National Institute of Oriental Languages ​​and Civilizations (Université Paris-Cité) and Paris Geopolitics Academy

  • Paulina Aroch Fugellie (Mexico)

Full Professor at the Department of Humanities, Metropolitan Autonomous University

  • Munyaradzi Mushonga (South Africa)

Global Academic Director for the Decolonial International Network (DIN), Associate Professor at the University of the Free State

  • Mufti Mukarram Ahmed (India)

Religious and literary scholar, Imam of India’s second largest mosque (Shahi Masjid Fatehpuri)

  • Alain Corvez (France)

Colonel of French Army, former advisor minister of defense, former deputy to the General Commanding the UN Force in South Lebanon, advisor in international affairs

  • Jodie Evans (USA)

Co-founder of the anti-war organization Code Pink, Filmmaker, former board chair of Rainforest Action Network

  • Jean-Louis Poirier (France)

Philosopher, Historian and Translator

  • Zlatko Hadžidedić (Bosnia and Herzegovina)

Political Scientist and Director of the Center for Nationalism Studies in Sarajevo

  • Elizabeth Murray (USA)

Former Deputy National Intelligence Officer for the Near East at the National Intelligence Council; member of Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS)

  • Pepe Escobar (Brazil)

Geopolitical Analyst and Journalist who has written for Asia Times, Mondialisation.ca, CounterPunch, Al-Jazeera, RT, Sputnik, Strategic Culture Foundation and Guancha

  • Rodney Shakespeare (UK)

Economist and Visiting Professor at Trisakti University, Expert on Binary Economics

  • Salman Hussaini Nadwi (India)

Founding member/chairman of numerous religious, medical, IT and engineering colleges and hospitals, scholar and professor in the Islamic sciences, author of numerous scholarly works, President of Jamiat Shabaab ul Islam, editor and co-editor of thirteen different periodicals in English, Urdu, Persian and Arabic languages 

  • Ralph Bosshard (Switzerland)

Former Military Advisor to the Secretary General of Organization for Security and Co-operation in Europe

  • Daniel Estulin (Lithuania)

Writer and international speaker, author of “The True Story of the Bilderberg Group”

  • Peter Koenig (Switzerland)

Economist and Geopolitical Analyst with more than 30 years of experience in the World Bank, the World Health Organization and the Swiss Development Cooperation

  • İbrahim Betil (Turkey)

Founding President of the Turkish Education Volunteers Foundation, Businessman and Social Entrepreneur, former CEO of Tekfen Holding, Multiple Turkish civil society and philanthropy awards

  • Tommy Sheridan (Scotland)

Candidate for Glasgow in 2026 Scottish Parliamentary Elections, Former Member of the Parliament, Former Convenor of Scottish Socialist Party, Former Glasgow City Councillor, former Convenor of Solidarity

  • Christoph Hörstel (Germany)

Author and Expert on Security, NATO Policies, Geopolitics, and German foreign policy, Publicist

  • Sara Flounders (USA)

Co-director of the International Action Center and Secretariat Member of the Workers World Party

  • Kevin J. Barrett (USA)

Arabist-Islamologist Scholar, former Professor at the University of Wisconsin-Madison

  • Zakia Soman (India)

Former Professor of Business Communication at the University of Gujarat, Founder of Bharatiya Muslim Mahila Andolan (BMMA) on women’s rights, member of South Asian Alliance for Poverty Eradication (SAAPE)

  • Stephen Sizer (UK)

Former Vicar of Christ Church of Virginia Water in Surrey and director of the Peacemaker Trust

  • E. Michael Jones (USA)

Former Professor of English literature at Saint Mary’s College (Indiana), founder of Culture Wars Magazine

  • Tim Anderson (Australia)

Political Economist, Director of Centre for Counter Hegemonic Studies, Former Senior lecturer at the University of Sydney 

  • Piers Robinson (UK)

Former Professor of Political Journalism, International Politics and Political Communication at Universities of Sheffield, Manchester and Liverpool, Co-Director Organisation for Propaganda Studies & Research Director at 
the International Center for 9/11 Justice

  • Pino Cabras (Italy)

Former Vice-President of the Foreign Affairs Committee of the Italian Parliament

  • Jean Michel Vernochet (France)

Former Journalist of Le Figaro Magazine, Writer and Geopolitical Analyst

  • Angelo Persiani (Italy)

Former Ambassador in Uzbekistan, Tajikistan and Sweden

  • Guillermo Barreto (Venezuela)

Biologist and Retired Full Professor at the Organisms Biology Department of Simón Bolívar University

  • Mateusz Piskorski (Poland)

Former Professor at University of Szczecin and Jan Długosz University, Co-founder of the European Center of Geopolitical Analysis, former member of the Polish Parliament in the Assembly of Western European Union

  • Declan Hayes (Ireland)

Retired Professor at the Sophia University of Tokyo

  • Anisur Rahman Qasmi (India)

Scholar, community leader, Former vice president of the All India Milli Council, lecturer on Islamic jurisprudence 

  • Dave Smith (Australia)

Anglican priest, Social Educator, Boxer, 2022 Candidate in Federal Election – United Australia Party (Grayndler)

  • Aran Martin (Australia)

Managing Editor of the Institute of Postcolonial Studies (IPCS), Professor at University of Melbourne, Executive Director of Global Security Foundation, Editor of Postcolonial Studies

  • David Rovics (USA)

Singer and Songwriter, Musician focused on US wars, globalization, anarchism, social justice and labor history, ASCAP Deems Taylor Award

  • Vito Petrocelli (Italy)

Former Chairman of Foreign affairs committee of Italian Senate, Editorial Director of AntiDiplomatico,

  • Dilek Bektas (Turkey)

Retired Professor at Mimar Sinan Fine Art University

  • Veysel Dinler (Turkey)

Professor of law at Hitit University

  • Christian Bouchet (France)

Anthropologist, Former Politician and Antiwar Activist

  • Hacer Ansal (Turkey)

Professor of Sociology at Işık University, Expert on Social Theory and Gender

  • Denijal Jegić (Lebanon)

Professor of communication in the Department of Communication at Lebanese American University

  • Pawel Moscicki (Poland)

Professor at the Polish Academy of Sciences, Philosopher, Essayist, host of the Inny Swiat podcast

  • Vanessa Beeley (France)

Photographer and Independent Journalist on Middle Eastern issues based in Syria

  • Massoud Shadjareh (UK)

Chair of Islamic Human Rights Commission-London, holding consultative status at the UN Department of Economic and Social Affairs

  • Zeki Kılıçaslan (Turkey)

Professor of chest diseases at Istanbul University Faculty of Medicine, Social Justice Advocate

  • Sandew Hira (Netherlands)

Founder of Decolonial International Network known for his Decolonial Theory, Director of International Institute for Scientific Research

  • Paul Larudee (USA)

Founder of the Free Gaza Movement and the Free Palestine Movement, Member of the International Solidarity Movement, co-speaker of the 2010 Gaza Freedom Flotilla

  • Yvonne Ridley (UK)

Secretary General of European Muslim League, Candidate for Glasgow in 2026 Scottish Parliamentary Elections, Former President of the International Muslim Women’s Union

  • Konrad Rekas (Poland–Scotland)

Lecturer at Nottingham Trent University, Member of Polish YES for Scotland

  • James Perloff (USA)

Author, Researcher, and former Editor-In-Chief of The New American magazine

  • Lucien Cerise (France)

Author of Governing by Chaos, Antiwar activist and Geopolitical Analyst

  • Jürgen Cain Külbel (Germany)

Criminologist, Investigative Journalist, Author of a book on Israel’s role in assassination of Hariri

  • Carol Brouillet (USA)

Peace activist, co-founder of the Northern California 9-11 Truth Alliance, and Green Party candidate for the U.S. Congress in California (2006, 2008, 2012)

  1. Dogan Bermek (Turkey)

President of Alevi Philosophy Center Association, Former President of the Alavi Federation of Turkiye

  1. Gilles Munier (France)

Investigative Journalist and Secretary General of the Franco-Iraqi Friendships Association

  1. Rebecca Shoot (USA)

International lawyer, Co-Convener of Washington Working Group for the International Criminal Court and Co-Convener ImPact Coalition on Strengthening International Judicial Institutions

  1. Leonid Savin (Russia)

Chief editor of Geopolitika.ru (from 2008), founder and chief editor of Journal of Eurasian Affairs

  1. Rich Siegel (USA)

Pianist, songwriter, writer and peace activist, and 2015 Green Party political candidate in New Jersey

  1. Gordon Duff (USA)

Former UN Diplomat in Iraq, Vietnam War Marine

  1. Marion Sigaut (France)

Historian, Essayist, and Researcher on French history and political thought

  1. Caleb Maupin (USA)

Founder of Center for Political Innovation, Journalist

  1. Jacob Cohen (France)

Academic, Novelist and Antiwar Activist

  1. Ken O’keefe (USA–Ireland)

Former Marine and Gulf War veteran, antiwar activist

  1. Rainer Rupp (Germany)

Economist and Journalist

  1. Thomas Werlet (France)

Leader of Mouvement FRANCE RÉSISTANCE 

  1. Dragana Trifković (Serbia)

Director General of the Center for Geostrategic Studies &President of the Eurasian Media Forum

  1. Feroze Mithiborwala (India)

Columnist and Founder of India Iran Friendship Forum

  1. Imam Muhammad al-Asi (USA)

Former Imam of the Islamic Center of Washington, Research Fellow at the Institute of Contemporary Islamic Thought

  1. Benedetto Ligorio (Italy)

Assistant Professor at the Department of philosophy of Sapienza University of Rome

  1. Rania Masri (USA)
    Co-Director of North Carolina Environmental Justice Network
  1. Haydeé García Bravo (Mexico)

Associate Researcher at Center of Interdisciplinarity Research in Science and Humanities, National Autonomous University of Mexico (UNAM)

  1. José Gandarilla Salgado (Mexico)

Senior Researcher at Center of Interdisciplinarity Research in Science and Humanities, National Autonomous University of Mexico (UNAM)

  1. Finian Cunningham (Ireland)

Author and Journalist at Strategic Culture Foundation

  1. Margherita Furlan (Italy)

Journalist and director of Casa Del Sole TV

  1. Eva Bartlett (Canada–USA)

Independent journalist, war correspondent, and activist focusing on Middle East conflicts

  1. Teša Tešanović (Serbia)

Journalist and TV host, founder of Balkan Info

  1. Claude Janvier (France)

Writer, Essayist and Columnist

  1. Eric Walberg (Canada)

Geopolitical Expert and Author

  1. Valérie Bugault (France)

Jurist and geopolitical analyst; Jurist

  1. Adrián Salbuchi (Argentina)

Political Analyst and Writer

  1. Yvan Benedetti (France)

One of the prominent leaders of Yellow Vests Movement

  1. Yannick Sauveur (France)

Writer and Geopolitical analyst

  1. Pierre-Antoine Plaquevent (France)

Writer, political analyst, and international consultant, Head the Strategika think tank and the Polemos newsletter

  1. Arnaud Develay (France)

Political Consultant and International Legal Expert

  1. Michael Spath (USA)

Executive Director of Indiana Center for Middle East Peace

  1. Zhu Haozeng (China)

Editor in Chief of Haikou Xianjielun Cultural Media

  1. António Gomes Marques (Portugal)

Retired Banking Director, Essayist

  1. Haleh Niazmand (USA)

Professor of Art at Modesto Junior College, Conceptual Artist, Curator, and Art Critic

  1. Claude Timmerman (France)
    Biologist, statistician, and researcher in population genetics; Essayist, commentator of Boulevard Voltaire
  1. Hafsa Kara-Mustapha (UK)

Journalist and Author, Head of Global Operations African Legacy Foundation

  1. Ginette Hess Skandrani (France)

Antiwar activist and member of Parti des Verts (French Green party)

  1. Yacob Mahi (Belgium)

Theologian and Islamologist, Professor of Islamic Studies

  1. Adam Shamir (Sweden)

Writer, Journalist, and Political Commentator

  1. Jean-Loup Izambert (France)

Independent Investigative Journalist and Writer

  1. Zafar Bangash (Canada)

Director Institute of Contemporary Islamic Thought in Toronto

  1. Imad Hamrouni (France)

Professor at Académie de Géopolitique de Paris, expert on Middle Eastern affairs

  1. Joe Iosbaker (USA)

Coordinator of the March on the Democratic National Convention 2024 to Stand With Palestine

  1. Richard Haley (UK)

Chair of Scotland Against Criminalising Communities

  1. David J. Reilly (USA)

Independent Journalist, Political Commentator, Former Candidate for Governor of Idaho in 2020

  1. Nasreen Methai (India)

Founding member of Bharatiya Muslim Mahila Andolan (BMMA); an NGO working on women’s rights

  1. Kim Petersen (USA)

Co-editor of the Dissident Voice newsletter

  1. Stefano Bonilauri (Italy)

Journalist and Director of Anteo Edizioni

  1. Tobias Pfennig (Germany)

Software Engineer and political activist

  1. Tony Gosling (UK)

Investigative journalist and political activist

  1. Zhang Shouliang (China)
    Deputy editor-in-chief of Haikou Xianjielun Cultural Media
  1. Steven Sahiounie (USA)
    Award Winning Journalist and chief editor of MidEastDiscourse
  1. Ümit Aktaş (Turkey)

Physician, specialist in herbal therapy and acupuncture

  1. Imran Mohd Rasid (Malaysia)

Executive Director of Citizens International

  1. Aly Bakkali (Belgium)

President of Partie Islam, antiwar activist

  1. Fatma Orgel (Turkey)

Physician at Esenler Clinic, antiwar activist

  1. Gurhan Ertur (Turkey)

Director of the NGO Citizen Initiative, antiwar activist

  1. Luca Arrighi (Italy)
    Logician and designer of deterministic governance architectures 

  2. Dave Cannon (UK)

Chair of Jewish Network for Palestine

  1. Fatma Akdokur (Turkey)

Theology Instructor, antiwar activist

  1. Houman Mortazavi (Canada)

Barrister and Solicitor, antiwar activist

  1. S.Q Massod (India)

Secretary of ASEEM, antiwar activist

  1. Richard Ray (USA)

Editor and Antiwar Activist

  1. Shabbir Ali Warsi (India)

Scholar and Antiwar Activist

  1. Abbas Ali (UK)

InMinds Human Rights Group

  1. Norma Hashim (Malaysia)

Treasurer of Viva Palestina Malaysia

  1. Saidi Nordine (Belgium)

Co-spokesperson of Bruxelles Pantheres

  1. Iqbal Jassat (South Africa)

Executive Member of Media Review Network

  1. Syed Farid Nizami (India)

Scholar and Antiwar Activist

  1. Asif Ali Zaidi (India)

Lawyer and Researcher, antiwar activist

  1. Kerem Ali (UK)

Spokesperson of Palestine Pulse

  1. Syed Mounis Abidi (India)

Human Rights Lawyer, antiwar activist

  1. Joe Lorincz (Australia)

Wentworth Falls NSW

  1. Mouhad Reghif (Belgium)

Co-spokesperson of Bruxelles Pantheres

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Manifesto contra o domínio ocidental

 A consciência da humanidade revolta-se contra o «tudo para nós, nada para os outros», credo do império predador erguido sobre as ruínas das nações. A impudência e a insolência atingiram o seu paroxismo, e as ameaças de Trump ilustram a depravação de uma civilização em declínio. Não devemos permanecer meros testemunhos passivos, mas tornar-nos os artífices de um mundo novo onde a arrogância desmorona e a justiça triunfa.
Um vasto grupo transnacional de personalidades – entre as quais ex-funcionários da ONU, diplomatas de carreira aposentados, ex-ministros, académicos e intelectuais, figuras políticas e ex-parlamentares, militares e especialistas em segurança, artistas, juristas, bem como jornalistas, ativistas e figuras do movimento pacifista, provenientes de 30 países – publicou uma carta aberta criticando veementemente o papel dos Estados Unidos na cena internacional e apelando a uma nova ordem internacional baseada na soberania e na resistência ao que qualificam de domínio ocidental.

A maioria dos signatários é originária de países ocidentais, juntamente com participantes da Ásia, da América Latina e de África. A declaração, intitulada «Declaração à consciência da humanidade», foi assinada por mais de 170 pessoas de países como os Estados Unidos, o Reino Unido, o Canadá, a Alemanha, a França, Portugal, a Bélgica, a Itália, a Escócia, Irlanda, Austrália, Suíça, Países Baixos, Suécia, Sérvia, Polónia, Bósnia-Herzegovina, Lituânia, Rússia, China, Malásia, Índia, Brasil, Venezuela, Argentina, México, África do Sul, Líbano, Turquia e Irão.

Nesta carta aberta, fundamentada em factos, os autores apresentam uma crítica mordaz à política externa e à conduta histórica dos Estados Unidos. Afirmam que, durante «249 anos – ou seja, desde a sua criação em 1776 –, os Estados Unidos construíram um historial de atrocidades digno de uma época pré-civilizada e mais sombria», qualificando o país de «império predador construído sobre as ruínas das nações».

Os signatários, entre os quais se contam professores, atuais e antigos, afiliados a 52 universidades e instituições académicas de todo o mundo, acusam Washington de manter o seu domínio militar mundial graças a uma presença militar massiva no estrangeiro. Afirmam que os Estados Unidos mantêm «mais de 800 guarnições militares que contaminam mais de 90 países e territórios estrangeiros» e cultivaram o que os signatários designam como «uma doutrina de predação absoluta». A declaração condena igualmente o envolvimento dos Estados Unidos nos principais conflitos dos séculos XX e XXI, referindo nomeadamente «o horror genocida do Vietname», «a aniquilação do Camboja» e «o massacre sistemático dos coreanos», bem como a destruição do Iraque, da Líbia, da Síria e do Afeganistão
O documento destaca o atual confronto com o Irão. Estas figuras públicas afirmam que a situação atual reflete o que descrevem como uma estratégia expansionista dos Estados Unidos destinada a dominar os recursos mundiais. Segundo a declaração, o governo norte-americano é guiado pelo «credo demoníaco do “tudo para nós, nada para os outros”», que, na sua opinião, procura controlar os recursos mundiais, desde o «petróleo da Venezuela» às «riquezas mineiras da Gronelândia» ou às «reservas energéticas do Canadá».

Os signatários afirmam ainda que a política norte-americana «se concentra agora no Irão», uma vez que este país possui «mais de sete por cento das riquezas mineiras e energéticas mundiais», que qualificam de «última fronteira da pilhagem». O documento critica igualmente a atual liderança norte-americana, afirmando que «o colapso moral do Ocidente encontra a sua encarnação na figura patética do Sr. Trump», e apelando ao fim daquilo a que chamam de «era da pilhagem».

 Para além da crítica à política norte-americana, a declaração apresenta várias exigências que os signatários consideram necessárias para pôr fim à atual guerra contra o Irão. Trata-se, nomeadamente, de garantias contra qualquer agressão futura, do desmantelamento das instalações militares americanas na região, de uma condenação internacional formal dos atos de agressão, de reparações pelos danos causados pela guerra, do estabelecimento de um novo quadro jurídico para o estreito de Ormuz, do reconhecimento da soberania do Irão, bem como da perseguição e extradição dos agentes dos meios de comunicação anti-iranianos que incitaram a este banho de sangue.

Os autores apelam igualmente aos intelectuais, académicos, instituições e organizações da sociedade civil de todo o mundo para que condenem o que é descrito como a normalização das violações do direito internacional e para que questionem as estruturas globais que perpetuam a dominação e a intervenção militar.

Em conclusão, os signatários afirmam que o momento atual representa um ponto de viragem histórico decisivo. «Estamos do lado da justiça, não como testemunhas passivas, mas como atores na construção de um mundo novo», indica a carta, sublinhando que a comunidade internacional deve enfrentar o que qualifica de regresso dos poderes predatórios à política mundial.

 Entre os signatários contam-se cientistas eminentes e personalidades que representam um vasto leque de especializações e funções de liderança, nomeadamente filósofos, economistas, historiadores, sociólogos, juristas, teólogos, islamólogos, pastores, biólogos, médicos, músicos, cineastas, compositores, cantores, empresários, engenheiros, romancistas, teóricos, bem como um físico, um psicólogo, um antropólogo e um humorista. Esta coligação diversificada reflete a consciência coletiva da humanidade, unindo profissionais, académicos e ativistas de múltiplas disciplinas num apelo comum contra o excepcionalismo americano.

O texto integral da declaração, bem como a lista completa dos signatários, foi divulgado em mais de dez línguas:

sexta-feira, 10 de abril de 2026

 

A barbárie rende-se estrategicamente. A civilização vence – por enquanto

Pepe Escobar [*]

Trump bate no muro.

Isto sempre teve a ver com civilização.

"Uma civilização inteira morrerá esta noite, para nunca mais voltar". A história registará isto com um olhar tão impiedoso como o do Sol. Um espantoso selo bárbaro, cortesia do Presidente dos Estados Unidos, através de uma publicação nas redes sociais.

Em suma, esta era uma “civilização” de mau gosto que deu ao mundo o Big Mac, ameaçando aniquilar uma civilização antiga que deu ao mundo a álgebra; influenciou a arte, a ciência e a governação de formas sem paralelo; produziu estrelas desde Ciro, o Grande, a Avicena, de Omar Khayyam ao poeta supremo Jalaladdin Rumi; desenvolveu jardins sublimes, tapetes, maravilhas arquitetónicas e estruturas filosóficas e éticas.

Fundamentalmente, não houve um único pio sobre esta explosão de "Barbarie" por parte da liderança política de todo o Ocidente "civilizado", nem sequer fingindo indignação, provando mais uma vez a sua absoluta e irreversível falência moral e política.

Os iranianos responderam à Barbárie na mesma moeda. Mais de 14 milhões de pessoas inscreveram-se para formar barreiras humanas em torno das suas centrais elétricas por todo o país, protegendo simultaneamente o seu sustento e enfrentando de frente o poder de fogo do Consórcio Epstein.

À medida que se aproximava um final de suspense de arrepiar os cabelos, o Babuíno da Barbária virou-se para – o que mais poderia ser – o TACO:   os rapazes da LEGO imortalizaram-no.

Não há absolutamente nenhuma possibilidade de o Paquistão ter oferecido "garantias" ao Irão de que um cessar-fogo fosse a forma de a guerra acabar eventualmente. Conforme confirmado por fontes diplomáticas, o que realmente aconteceu foi que Pequim, no último momento, se colocou como garante, assegurando a Teerão que os EUA aceitariam pelo menos algumas das exigências do Irão incluídas no seu plano de 10 pontos.

Isso foi ainda confirmado pelo embaixador iraniano na China, Abdolreza Rhamani Fazili. As negociações começam esta sexta-feira em Islamabad.

O POTUS, o babuíno baboso da Barbária, confrontado com as inevitáveis e terríveis consequências do seu próprio erro estratégico, usou o Paquistão como saída de emergência. Isso foi confirmado por outro erro épico do próprio primeiro-ministro paquistanês: ele esqueceu-se de remover o cabeçalho do tweet/publicação no X redigido pela Casa Branca para ele publicar.

O atual regime paquistanês – liderado de facto pelo marechal de campo Asim Munir, que tem o número telefonico de Trump na marcação rápida – pode ter lucrado, e continuará a lucrar geopoliticamente, com um estatuto único:   uma nação nuclear muçulmana com uma minoria xiita significativa; boas relações com o CCG; vizinha do Irão, com quem mantém boas relações; signatária de um pacto de defesa com a Arábia Saudita; parceira estratégica da China; sem bases norte-americanas no seu território.

Mas Islamabad foi sempre um mero intermediário, nunca o arquiteto de qualquer "mediação". Independentemente da confusão vinda da Casa Branca, foi a China que teve de definir os contornos de uma possível distensão.

O Sindicato Epstein implora por uma trégua

Chegámos a um ponto em que o culto da morte na Ásia Ocidental estava a ser esmagado simultaneamente pelo Irão e pelo Hezbollah no sul do Líbano; independentemente da avalanche de propaganda, os seus gritos a implorar por ajuda desempenharam um papel significativo na mudança de Trump para um cessar-fogo.

O Sindicato Epstein, no seu conjunto, implorou por isso. Nada a ver com geopolítica, mas com um inferno operacional: o Império do Caos ficou sem recursos militares.

A prova definitiva foi quando o USS Tripoli recuou – sob fogo – para as profundezas do sul do Oceano Índico, com os seus 2.500 fuzileiros navais a bordo. Isso significou a saída da Marinha dos EUA do teatro de guerra – exceto os submarinos com Tomahawks, cerca de metade dos quais falham o alvo com uma (não)precisão impressionante.

E os problemas estão longe de terem acabado. O inferno financeiro aproxima-se, independentemente do que for decidido em Islamabad e além, com 10 milhões de milhões de dólares em títulos do Tesouro a vencerem em 2026. E o petrodólar está a caminho da lata de lixo da História.

Entra em cena, mais uma vez, o culto da morte demente.

Ninguém deve esquecer isto. O Sindicato Epstein é incapaz de chegar a um acordo. E o culto da morte não faz cessar-fogos: na melhor das hipóteses, cria brechas que lhe permitem continuar a matar todos à vista.

O destino já está traçado. Se o culto da morte violar o cessar-fogo – o que já é o caso –, o Irão e o Hezbollah ripostarão, em grande escala, sem atacar os ativos americanos.

Ainda assim, é demasiado cedo para afirmar que o Babuíno da Barbária perdeu a sua guerra sob todos os parâmetros possíveis: moral, legal, político, económico e estratégico.

Afinal, o Império do Caos será sempre, intrinsecamente, incapaz de chegar a um acordo, especialmente quando o historial revela dois ataques consecutivos ao Irão durante negociações diplomáticas, matando toda a gente, desde o líder aiatolá Khamenei até dezenas de possíveis negociadores.

O quadro geral continua o mesmo (cantem!): esta é uma guerra até ao fim contra os três principais defensores de um mundo multipolar: Irão, China e Rússia.

O jogo de poder da China, mais alguns factos estabelecidos

Antes do cessar-fogo, a China recebia 1,2 milhão de barris de petróleo iraniano por dia, essencialmente através de 26 petroleiros de frota fantasma com os seus transponders desligados, com o pagamento liquidado na portagem do Estreito de Ormuz em yuan através do CIPS. Tudo isso contornava o SWIFT, as sanções, o petrolário e os seguros ocidentais.

Fala-se de um novo sistema alternativo de liquidação de pagamentos implementado de facto no ponto de estrangulamento mais crucial do planeta.

Esta complexa arquitetura energética paralela permanece inalterada sob o cessar-fogo – assumindo que este se mantenha. Mas o ponto-chave é que a China ganha um respiro extra: a ameaça sinistra de acabar com todas as exportações de petróleo iraniano, após o suspense do "Dia da Central Elétrica" declarado pela Barbária, parece ter desaparecido. Isso explica a lógica por trás da garantia de última hora da China ao Irão.

Agora compare isso com os "objetivos" declarados do Império do Caos: provocar uma mudança de regime; obter o urânio enriquecido; destruir o programa de mísseis; destruir a capacidade do Irão de projetar poder. Todos se transformaram num erro estratégico épico, culminando com o novo estatuto do Estreito de Ormuz.

O Irão e Omã irão coordenar a cobrança de portagem a todos os navios que atravessarem o Estreito durante o cessar-fogo – e certamente para além dele, num quadro jurídico detalhado. Navios americanos a atravessar o Estreito de Ormuz após pagarem a sua portagem em yuan – dificilmente há algo mais poeticamente inebriante, no sentido da Ironia da História.

Ainda assim, é claro que o Império do Caos está a ganhar tempo – mesmo enquanto o Irão mantém a iniciativa. Esta é a principal conclusão do Conselho Supremo de Segurança Nacional do Irão:

"Foi decidido ao mais alto nível que o Irão conduzirá duas semanas de negociações em Islamabad baseando-se exclusivamente nestes princípios [os 10 pontos iranianos]. Isto não significa que a guerra tenha terminado; o Irão só aceitará o fim da guerra quando estes princípios forem confirmados em pormenor".

Vamos rever brevemente os 10 pontos – que, em teoria, foram "aceites" por Trump:

  1. Compromisso de não agressão;
  2. Preservação do controlo do Irão sobre o Estreito de Ormuz;
  3. Acordo sobre o enriquecimento de urânio;
  4. Cancelamento de todas as sanções primárias;
  5. Cancelamento de todas as sanções secundárias;
  6. Revogação de todas as resoluções do Conselho de Segurança da ONU;
  7. Revogação de todas as resoluções do Conselho de Governadores da AIEA;
  8. Pagamento de indemnização ao Irão;
  9. Retirada das forças de combate americanas da região;
  10. Cessação da guerra em todas as frentes, incluindo a guerra contra o Hezbollah no Líbano.

Não há hipótese de o Irão ceder em quase todos estes pontos. O pagamento de uma indemnização poderia ser transformado em rendimento proveniente da portagem do Estreito de Ormuz. Mas o alívio das sanções não vai acontecer; o Congresso dos EUA nunca o permitirá. A garantia por parte dos EUA de que não voltarão a atacar o Irão nem sequer se qualifica como piada. Além disso, o Império do Caos simplesmente não pode garantir nada para Gaza ou para o Líbano.

Ainda assim, trata-se de uma jogada extremamente arriscada para o Irão e de um enorme teste para a China, enquanto principal garante. O Irão sofreu danos horrendos – especialmente na sua indústria petroquímica. Mesmo com muito investimento chinês, levará anos a recuperar.

Os Três Patetas podem ir a Islamabad esta sexta-feira. Curly: Vance. Shifty: Witkoff. Mo: Kushner. Mas o Irão – através do ministro dos Negócios Estrangeiros Araghchi – só falará a sério com um deles: Curly.

Assim, a Civilização sobrevive – por agora. Alguns factos também. Facto Um: os EUA já não são uma superpotência. Facto Dois: o Irão está de volta como uma das principais potências mundiais. Facto Três: a maioria das monarquias petrolíferas covardes do Golfo acabará por expulsar as bases militares dos EUA de vez. Facto Quatro: o Catar e Omã chegarão a um acordo de segurança com o Irão.

O principal imperativo permanece – e isso diz respeito a todo o planeta: como encontrar uma cura para esse cancro na Ásia Ocidental.

08/Abril/2026

[*] Analista geopolítico.

O original encontra-se em strategic-culture.su/news/2026/04/08/barbaria-strategically-surrenders-civilization-wins-for-now/

Este artigo encontra-se em resistir.info
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terça-feira, 7 de abril de 2026

O AUTÓMATO

 

Os tiranos e o Sistema 
                                                                                                     J. A. Nozes Pires
 
«De modo algum retrato com cores róseas as figuras do capitalista e do proprietário fundiário. Mas aqui só se trata de pessoas na medida em que elas constituem a personificação de categorias económicas, portadoras de determinadas relações e interesses de classes. Meu ponto de vista, que apreende o desenvolvimento da formação económica da sociedade como um processo histórico-natural, pode menos do que qualquer outro responsabilizar o indivíduo por relações das quais ele continua a ser socialmente uma criatura […] (Marx, no Prefácio à primeira edição de O CAPITAL
Talvez seja esta a ocasião mais oportuna para esta afirmação de Marx .
São as suas origens e as suas vivências de classe que explicarão quiçá o narcisismo patológico de Trump e a loucura genocida de Netanyahu. É um sistema que permanece não derrotado porque reproduz relações de exploração da força de trabalho e relações de saque colonial.
A figura grotesca de Trump e as mãos ensanguentadas de Netanyahu executam, expressam e prolongam um modo mundial de apropriação das riquezas que o Trabalho produz e o Capital distribui.
Trump e Netanyahu são avatares de uma ideologia dominante porque domina os meios de produção material e seus instrumentos de formação mental . As hordas que comandam, comandam-nos, não desceram das planícies áridas como os cavaleiros de Átila, saem de arranha céus em aviões particulares. O sistema capitalista os gerou e eles são a sua criatura. Não são eles que são degenerados, é o Sistema.
São responsáveis pelo sangue que fizeram verter. São responsáveis pelo assassínio de milhares de crianças, esse crime maior. Contudo e apesar disso que é insofismável eles lavam as mãos nas águas pútridas da fonte de todos s crimes e barbaridades.
As suas próprias doutrinas nefastas . os sionismos cristã e judaico - são declinações do Sistema, inflexões da Máquina trituradora.
As corporações mundiais, as multinacionais, o Capital financeiro das praças de Londres ou de Wall Street, os magnatas do Texas sopram-lhes nas vísceras o veneno da loucura.
Não são desvios e desconfigurações das democracias. São os sonhos negros e totalitários das democracias liberais, capitalistas.
São o nosso pesadelo.
............................................07/04/2026............................................................................... 

O estilo de escrita de MARX

 

Será que Marx era estiloso? Entrevista com Vincent Berthelier

Imagemelaborada a partir de elementos da capa de Questão nacional e Marxismo, organizada por Jaime Pinsky, Brasiliense, 1980, capa de Otávio Roth e Felipe Doctors.

Por Rob Grams

Vincent Berthelier1 é especialista das relações entre estilo, literatura e política. Ele é autor de uma notável obra sobre o estilo reacionário intitulada Le style réactionnaire,2 assim como de uma contribuição sobre a literatura e a extrema direita na obra coletiva do Institut La Boétie, Extrême droite: la résistible ascension.3 Em Le style de Marx (Éditions Sociales, 2025) ele aborda vários pontos que ressoam em questões que nós formulamos na Frustration Magazine: o uso da ironia, os “ataques corrosivos”, a voz dos “principais envolvidos”, além da exigência do rigor combinada a maior acessibilidade possível… Conversamos com ele sobre tudo isso. 

Por que o estilo de Marx? 

Geralmente se lê Marx como um teórico da economia ou da política. Por que era importante, ou em todo caso interessante, na sua opinião, encarar a obra dele pelo âmbito do estilo? 

Eu já vinha lendo Marx há muito tempo. Havia esse seminário de leitura de Marx na ENS,4 ao qual eu assistia, mas eu era da literatura: não era nem filósofo, nem economista, nem historiador. Eu não pertencia a uma disciplina canônica que mobilizasse habitualmente o marxismo. A partir desse seminário, a gente lançou outro espaço de trabalho, mais orientado para a crítica e para a teoria literárias. Não era um seminário stricto sensu marxista, mas um espaço no qual a gente pensava a literatura a partir de um ponto de vista materialista, historicizado, contextualizado, levando em conta determinismos sociais e econômicos. Do meu lado, eu tinha trabalhado no doutorado sobre a questão do estilo, partindo de um corpus bem diferente, já que se tratava da extrema direita. Um trabalho que se tornou em seguida o livro Le style réactionnaire, publicado pela editora Amsterdam. E aí, por efeito de contraponto, eu considerei que essa reflexão sobre o estilo podia também se aplicar à outra vertente política. 

Houve, em seguida, um elemento bem concreto: uma editora das Éditions Sociales, Marina Simonin, deparou-se com um velho livro de Ludovica Silva, Le style littéraire de Marx, escrito em espanhol. Ela cogitou traduzi-lo (a editora Verso o tinha feito em inglês) e pediu minha opinião. O assunto era cativante, mas o livro estava meio ultrapassado. Propus um posfácio consequente ou, finalmente, fazer um livro novo. Foi assim que o projeto nasceu. É essa a causa material. 

Além disso, no que diz respeito ao interesse específico dessa abordagem para Marx: evidentemente, esse não é o ângulo mais imediatamente político. Mas estudar o estilo de um autor, qualquer que seja, significa sempre situar-se no ponto de junção entre o político e o individual. O estilo é tanto um repertório de procedimentos já presentes – portanto tem algo de coletivo, ligado a tendências de época, a tradições literárias às vezes muito antigas – e ao mesmo tempo algo de individual: o jeito do autor de se reapropriar dessas formas, de retomá-las, às vezes para exprimir um pensamento novo, que pode em si ser coletivo ou atravessado por uma sociabilidade muito particular. Durante a redação, é claro que eu me perguntei qual podia ser o sentido político de tudo isto. Na minha opinião, ele se dá precisamente nesta articulação entre o individual e o coletivo. Tento trabalhá-la em várias partes do livro, e principalmente na conclusão, refletindo sobre o que o estudo do estilo permite pensar sobre uma subjetividade revolucionária. O que significa, por exemplo, ser um intelectual prussiano, mas à margem da Prússia, longe de Berlim, na sua parte ocidental; ser tomado pelo turbilhão do século XIX, com todo um conjunto de aspirações e atravessar em seguida a Europa – França, Inglaterra – em busca de uma liberdade bem concreta: de movimento, de expressão, de publicação? Eu não acho que refletir sobre o estilo de Marx seja, em si, uma questão ardente. É bom não se iludir nesse aspecto. Mas acho que é um bom meio de refletir sobre nossa própria subjetividade quando estamos engajados, quando estamos atravessados por um desejo revolucionário, quando estamos envoltos nas contradições da história. 

O estilo, em Marx, adquire diferentes formas de expressão e essas formas remetem tanto a tarefas políticas distintas, quanto a problemas políticos difíceis de resolver. Eu não sou obviamente o primeiro a formular estas questões: elas já foram abordadas por outros críticos. Meu objetivo era também o de propor uma síntese. Mas, sobretudo, tratava-se de entrar não somente no pensamento de Marx – sobre o qual há bibliotecas inteiras – mas naquilo que seu estilo desenha como trajetória de engajamento. E isso, eu acho que pode dialogar bem diretamente com a gente. Por exemplo: a contradição ligada à posição social de Marx. Ele vem de uma classe média superior, é filho de um advogado liberal; não é um burguês no sentido estrito, contrariamente a Engels, mas sua situação é ambígua. Seu pai, judeu convertido, sofreu antissemitismo e uma certa marginalização. Marx não é proletário, mas enfrentou momentos de grande precariedade. No fundo, sua situação parece com a de muitos estudantes, muitos professores precários – um importante viveiro sociológico de militantes hoje em dia. Pessoas que se encontram em uma posição contraditória: por exemplo, quando você vai ao campo e cruza com pessoas que ganham muito pouco, com modos de vida e referências bastante distantes das suas, mas que, ainda assim, você sabe que têm interesses econômicos e políticos comuns a defender. Como você encara isso? Será que você fala “por”? Será que você se cala em nome da legitimidade dos outros, arriscando deixar de lado o que você, por sua vez, assimilou? 

Em Marx, essas tensões se exprimem de maneira discreta, sem adquirir a forma de uma culpa infinita, que me parece ser hoje a modalidade dominante entre militantes. Essa ideia de que estaríamos sempre, de antemão, na posição de um mau dominador, culpado por uma “violência simbólica”, parece hoje superinvestida. Marx propõe, à sua maneira, pistas de resolução em torno da questão do porta-vozismo, da teorização de situações sociais que nós mesmos não vivemos. São desafios bastante contemporâneos, que podem ser pensados a partir de Marx não pela reativação direta de seus grandes conceitos (exploração, modo de produção capitalista etc.), mas pela retomada de sua posição como pensador engajado, situado em sua própria realidade concreta.

Tomemos um exemplo concreto. O Manifesto do Partido Comunista é um dos textos políticos mais lidos do mundo. Tem isso a ver com sua potência estilística? 

De um modo geral, sobre a questão do estilo, eu sou bem deflacionista. Isto é, considero que é importantíssimo não lhe dar uma importância excessiva. O estilo não pode ser descolado do resto: do conteúdo, do contexto, das condições materiais de produção e de circulação dos textos. Não se trata portanto de estudar o estilo pelo estilo, como uma pura criação formal separada do mundo social. Podemos – e devemos – estudar o estilo historicamente e politicamente, mas sem lhe atribuir virtudes que ele não tem. 

Peguemos O Manifesto do Partido Comunista. É um texto de uma abrangência internacional absolutamente colossal, que não precisa ser demonstrada. Mas, se procurarmos entender por que ele se tornou assim conhecido, as causas são múltiplas e não têm todas o mesmo peso. A primeira questão, muito concreta, é a dos intermediários: quem permitiu que o texto fosse publicado, e republicado? Afinal, qualquer livro é publicado uma primeira vez; o que faz a diferença, no entanto, é o que lhe permite circular, ser lançado de novo, ser reeditado. Desse ponto de vista, o fato que Marx tenha sido erigido em uma figura teórica central, quase como um profeta, pelos bolcheviques, e que estes últimos tenham feito, com sucesso, uma revolução em um país imenso, dotado de um potencial econômico considerável, conta evidentemente muito mais que o estilo do texto. Podemos fazer uma experiência de pensamento: imaginemos que Marx não tenha tido tempo de terminar O Manifesto e que tivéssemos ficado apenas com o Catecismo comunista de Engels, um texto dialogado, de estilo bem diferente. As ideias são, em linhas gerais, as mesmas, já que se trata de um trabalho comum, vinculado à linha política que eles buscavam impulsionar no interior da Liga dos Justos,5 e depois da Liga dos Comunistas6. Nada impede de pensar que esse texto poderia ter circulado e entrado para a posteridade. Seu estilo é, porém, completamente diferente. No Manifesto, reconhece-se imediatamente a marca de Marx: essa tendência a fazer falar diferentes instâncias, esse lado marionetista, essa ironia permanente… Coisas que se encontram muito menos em Engels, que é, todavia, igualmente bom escritor quando atua como historiador. 

Se observarmos os livros que tiveram uma difusão mundial massiva – a Bíblia, o Corão, o Pequeno Livro vermelho – veremos que seu sucesso não se baseia em uma suposta legibilidade estilística. A Bíblia e o Corão são, para muitos leitores, textos dificílimos, às vezes quase ilegíveis. O Pequeno Livro vermelho é um objeto muito estranho: há ali explosões de lirismo, vindas de parábolas chinesas, misturadas a trechos de discursos de congresso com os quais nem sempre se sabe o que fazer – e no entanto, ele foi lido, recitado, estudado de maneira quase religiosa. Quando um texto é impulsionado por uma força política massiva, ele pode tornar-se um estandarte seja qual for o seu formato. É nesse sentido que eu me digo deflacionista. 

Isso dito, podemos formular a questão de outro jeito, pelo lado do uso vivo dos textos. Aí, o estilo volta a ser importante. Em que medida um texto como O Manifesto pode funcionar como um repertório de slogans, ou como um texto no qual comunidades políticas se reconhecem? Nesse nível, há mesmo elementos estilísticos que produzem efeitos. Se retomarmos o Pequeno Livro vermelho, por exemplo, certas metáforas – o “tigre de papel” etc. – constituem verdadeiros espaços de elaboração estilística, que convocam a reprise, a citação, a reapropriação. E aí, efetivamente, o estilo conta. 

Em breve “O Estilo de Mao”? 

(Risos.) Não é a ideia, mas seria bem interessante. Atualmente, estou trabalhando sobre questões de circulação internacional dos textos e também sobre a história das formas. O caso de Mao é fascinante. Ele escrevia poesia clássica ao modo da dinastiaSong,7 portanto em formas com mais de mil anos de existência. Um estilo antigo, muito arcaico. É mais ou menos como se Mélenchon8 escrevesse hoje poemas ao modo de Villon,9 ou mesmo epopeias tipo A Canção do Rolando10: dá para imaginar o grau de arcaísmo. Mao escrevia em versos bem regulares, e nem mesmo seus adversários políticos contestavam a qualidade formal dos seus poemas. 

O que é divertido é a recepção na França. Quando esses textos foram traduzidos, os situacionistas e os anti-maoistas diziam que era uma porcaria. Mas não tem nada a ver com isso: é simplesmente muito difícil de ler. É mais ou menos como a poesia da dinastia Tang11: quando não conhecemos o sistema, parece-nos intragável. Com Mao, estamos diante de um líder comunista que defende a educação das massas, a simplificação do chinês, a substituição do chinês literário pelo chinês falado – e que, paralelamente, escreve em um chinês hiper arcaico, com formas bem elitistas. É um objeto profundamente contraditório, e é por isso que é instigante.

Já que estamos falando da circulação, será que os operários do século XIX realmente liam Marx no próprio texto ou o faziam indiretamente através de jornais e de círculos de leitura? Será que o pensamento de Marx junto a eles se difundia pela leitura dos textos ou por via oral? 

De maneira geral, os operários do século XIX não liam muito Marx. Seu verdadeiro triunfo veio sobretudo após a Revolução de Outubro.12 Isso dito, não é inteiramente falso afirmar que ele foi lido em vida: esteve bastante presente, por exemplo, nos círculos dirigentes da social-democracia alemã.

A circulação das suas ideias se dá, portanto, de maneira bem desigual. Podemos pensar em Jules Guesde,13 por exemplo, que lê Marx, encontra-o e com ele colabora para a redação da introdução do programa do Partido Operário Francês (POF). Mas será que esse programa foi realmente escolhido pelos operários? Nada o garante. Aliás, ainda hoje, quem lê os programas políticos? 

Se observarmos o período 1848-1870, podemos dizer que, na realidade, quase ninguém lê Marx. Aqueles que o leem o fazem sobretudo através do New York Daily Tribune,14 no qual ele publica enormemente: é provavelmente aí que seus textos são mais lidos durante a sua vida. Por outro lado, ele publica pouquíssimos livros. Contribuição à crítica da economia política é uma obra erudita, e Marx espera aliás ser recebido como economista pelos economistas, com uma recepção científica. O mesmo vale para O Capital. Há o caso particular da edição francesa d’O Capital e seu prefácio no qual Marx explica como ler o livro aos operários franceses. Há, portanto, essa espera por um leitorado operário. Mas, na realidade, o próprio Marx parece estar pensando mais no seu trabalho como uma versão sólida, rigorosa, destinada a ser em seguida vulgarizada por outros. Marcello Musto mostra isso muito bem na sua biografia dos últimos anos de Marx: enquanto prepara a sequência do Capital e suas diferentes edições, Marx vigia de pertinho as versões vulgarizadas que circulam – geralmente sem sua autorização, em forma de piratagem. O roteiro é quase sempre o mesmo: ele lê, diz primeiro “é uma porcaria, há erros por todos os lados”, depois termina concluindo que “no final das contas, não está de todo mal”. 

Do lado dos operários, o acesso direto aos textos de Marx permanece bem limitado. Há as aulas que ele dá em associações operárias, em Paris ou em Bruxelas, mas elas são frequentadas por um pequeno número de operários e de operárias, geralmente artesãos alemães. Aí, a transmissão é essencialmente oral. 

Temos também que levar em conta a circulação dos textos no seio da Internacional. Salário, preço e lucro, por exemplo, sai de uma discussão com um operário. Mesmo que a Internacional conte com intelectuais burgueses e pequenos-burgueses como Marx e Engels, trata-se de fato de uma organização operária, inclusive sociologicamente. Há, portanto, uma audiência operária, mas ela é restrita e bem localizada. 

Em suma: os “grandes livros” de Marx quase nunca são lidos diretamente pelos operários, a não ser por uma ínfima minoria. Existem, todavia, figuras de operários muito educados – tipógrafos, autodidatas, militantes – um pouco à maneira de Proudhon, que dedicam tempo à própria formação, por vezes escrevem as suas memórias e que, nos círculos militantes, inevitavelmente ouvem falar de Marx. Esses, sim, podem lê-lo. Mas temos que imaginar as condições materiais: O Capital, impresso em gótico, seiscentas páginas… Mesmo após a primeira tradução francesa, em 1875, o acesso permanece difícil. Quanto ao Manifesto, leva tempo antes que ele seja retraduzido e amplamente republicado. Vários desses textos só ficam realmente disponíveis depois da Comuna de Paris em 1871, no momento em que a figura de Marx emerge no debate público e midiático. 

Qual a relação de Marx com a literatura? Será que ele se inscreve em uma herança particular no nível do estilo, enquanto escritor? 

Marx tem várias heranças literárias. Para começar, seus primeiros textos são poemas. Foram traduzidos há menos de dez anos pela L’Insomniaque, uma pequena editora anarquista de Montreuil. São poemas bem românticos, de juventude, descabelados, cheios de instigação juvenil. 

Mas Marx não é somente um poeta de juventude. Ele é também um leitor compulsivo: conhece tanto os clássicos – Cervantes, Goethe, Shakespeare, Balzac – quanto a literatura contemporânea de sua época, incluindo best-sellers como Dumas ou Eugène Sue. Já Victor Hugo o conhece de longe: reconhece seu talento, mas o considera politicamente equivocado. Há, nos seus escritos, uma alusão a Quasímodo; portanto, ele sem dúvida leu O Corcunda de Notre-Dame. Leu também o panfleto de Hugo sobre a Comuna.

Isso não significa que Marx se inscreve em uma corrente literária particular. Os partidos comunistas, durante muito tempo, apresentaram Marx e Engels como partidários do realismo, em oposição ao romantismo “degenerado” burguês. Mas esse realismo é uma construção a posteriori. Na época em que Balzac morre, o realismo literário está só começando a se forjar e, nos textos de Marx, as referências balzaquianas não são tão centrais assim. Suas principais referências são antes Shakespeare e Don Quixote, e ele é amante dos grandes romances pré-modernos, essa forma exuberante e extravagante. Dizer que Marx é partidário do realismo literário como doutrina é um exagero, ainda que seja verdade que ele não defenda a arte pela arte: considera que a literatura pode e deve refletir o mundo, o que era uma posição comum na época e de modo algum específica do realismo ou do marxismo. 

Marx, escritor plurilíngue 

Marx escreve em alemão, em francês e em inglês, e lê fluentemente várias línguas. Será que o plurilinguismo é importante para entender sua escrita e sua política? 

Sim, claramente: o plurilinguismo é importante para entender tanto a escrita quanto a política de Marx. 

Primeiro, a escrita. Quando lemos os textos mais espontâneos na língua original – cartas, borrões… –, deparamo-nos com algo bem impactante: uma prosa estranha, que mistura o tempo todo várias línguas. Marx passa do alemão ao francês, intercala citações latinas, às vezes inglês. A respeito disso, fala-se de “babelismo”15 – a expressão não é minha –, e é um traço que se deve levar absolutamente em conta se quisermos falar do estilo de Marx. 

A partir daí, a questão se torna: por que ele escreve assim? E é nesse ponto que chegamos, indiretamente, na política. Essa mistura de línguas não se explica somente pelo nomadismo de Marx – fenômeno bem comum nos militantes do século XIX. Há também algo de mais social, quase lúdico: um lado presunçoso, ingênuo, ligado ao habitus do estudante de filosofia. Marx é doutor em filosofia, o que, na época, é extremamente raro. Ele pertence a um mundo sábio em que é corriqueiro trocar umas piscadelas eruditas, fazer piadas de “ratos” de biblioteca, brincando com as línguas. Sobretudo porque esse domínio é, em grande medida, livresco: quando Marx chega em Paris, por exemplo, ele tem dificuldade em falar francês e convive principalmente com alemães. Mas o que chama mais a atenção é que o lugar das línguas evolui no decorrer da sua vida. Quando ele chega em Londres, o inglês se integra progressivamente a esse emaranhado linguístico, ao passo que tinha ficado quase ausente até então. E essas línguas têm conotações políticas. Escrever em alemão com pitadas de latim é estampar uma cultura sábia; adicionar um pouco de francês é indicar uma relação com a França, com a herança da Revolução e com um certo liberalismo político. Quando Marx começa a utilizar o inglês, ele adota também a língua da economia política – língua que ele não dominava no começo, já que primeiro lê Smith e Ricardo em tradução francesa. 

É neste momento que o plurilinguismo se torna plenamente político. Marx aprende línguas para entender situações concretas. Ele se dedica ao espanhol para acompanhar uma crise revolucionária na Espanha; aprende o russo quando começa a perceber que há ali algo de importante após ter, durante muito tempo, mantido esse país à distância por russofobia. Ele encomenda livros sobre as comunas agrárias russas, simplesmente para se informar direto na fonte, em uma época em que não havia nem internet nem circulação fluida de informação. Poder ter acesso direto aos textos, sem intermediários, é um privilégio político de marca maior. 

Isso também lhe permite ocupar uma posição central em uma vasta rede de correspondentes: militantes, responsáveis políticos, agitadores de toda a Europa. Mesmo que o poder real da Internacional permaneça limitado, essa capacidade de dialogar em várias línguas cumpre um papel crucial na difusão das suas ideais. Marx se torna uma espécie de joelho operário – sem trocadilho de mau gosto – desse espaço internacional. 

Há nele uma tensão interessante: tanto um internacionalismo afirmado, quanto uma maneira bem novecentista de falar dos povos, dos seus “caracteres”: o espírito francês, inglês, alemão etc. Isso não o incomoda particularmente. Mas, ao mesmo tempo, porque atravessou esses contextos, ele sabe muito bem que as situações políticas mudam em função do país, e que os programas devem ser adaptados. Essa visão panorâmica, plurinacional, protege-o de um certo dogmatismo. É, aliás, um tanto irônico, quando sabemos que Marx é geralmente acusado de rigidez doutrinal. Na realidade, ele não para de lembrar que a análise deve ser articulada às situações concretas, e que os programas políticos não são fadados a ser idênticos em todos os lugares. Sabemos até que ponto, mais tarde, certas tradições oriundas da Terceira Internacional ou do trotskismo sofreram com a aplicação mecânica de fórmulas engessadas a contextos nos quais não funcionavam. Desse ponto de vista, o plurilinguismo de Marx não é um detalhe biográfico: é uma condição central da sua prática política. 

A reviravolta: escrever contra a ordem estabelecida 

Você consagra um capítulo inteiro a uma figura de estilo aparentemente técnica: a antimetábole. Será que você poderia dizer do que se trata e por que essa utilização por Marx? 

A antimetábole é uma figura de estilo simplicíssima: é uma repetição invertida. Pegamos uma fórmula A-B e a revertemos em B-A. O exemplo mais famoso, é a Filosofia da miséria de Proudhon, que se torna, em Marx, Miséria da filosofia, em 1847. 

Como todas as figuras de estilo, a antimetábole é trans-histórica. Podemos encontrá-la em Platão, em Heródoto, na poesia chinesa clássica: é uma estrutura extremamente simples, uma forma de repetição. Em si mesma, essa figura não tem, portanto, nenhuma significação política ou filosófica. Mas a questão interessante é: por que Marx faz dela um uso tão massivo? 

De um ponto de vista estilístico, temos que permanecer prudentes. Podemos adotar uma leitura “deflacionista”: Marx e Engels utilizam muito a antimetábole, mas não são os únicos. Os Jovens Hegelianos também recorrem a ela abundantemente. Podemos, então, ver aí uma moda de escrita, um marcador de grupo, uma forma de reconhecimento interno – como há constantemente na história literária e militante. Poderíamos fazer um paralelo contemporâneo: certas metáforas que circulam hoje nos meios militantes terminam transformando-se em tiques de linguagem, sinais de pertencimento, às vezes às custas de um empobrecimento do seu sentido. Em outras palavras, nem todas as formas estilísticas são necessariamente o produto de uma necessidade filosófica profunda; elas podem ter a ver com dinâmicas de rede, de imitação, de circulação.16

Isso posto, o objetivo do capítulo era justamente o de não se ater a essa explicação. Se a antimetábole é talvez, em parte, uma moda, o que permite apesar de tudo atribuir-lhe uma significação mais profunda em Marx? 

Primeiro, há origens filosóficas: hegelianas, depois feuerbachianas. Em Feuerbach, por exemplo, a antimetábole acompanha o gesto de inversão do idealismo em materialismo. Não é bem a dialética em sentido estrito – quer dizer, a ideia que a realidade é contraditória e avança pela superação das suas próprias contradições – mas antes um gesto de reviravolta conceitual. Em Marx, essa figura aparece de maneira desigual de acordo com os textos. Está muito presente em O 18 Brumário de Luís Bonaparte, texto central tanto para o materialismo histórico aplicado, quanto para a filosofia política. Aí, a antimetábole se adapta particularmente bem à escrita polêmica: Marx descreve um mundo invertido, absurdo – um “cretino” que toma o poder17 – e a figura estilística abraça essa inversão. Ela dá uma forma linguística ao sentimento de um mundo pelo avesso. Mas, ao mesmo tempo, Marx não se atém a esse primeiro nível. O miolo da sua análise consiste justamente em superar a aparência do mundo invertido para explicar suas causas materiais e os interesses de classe que aí se operam. 

Na realidade, a dialética estilística de Marx se encontra em outra parte: no movimento conceitual do Capital, no qual passamos da mercadoria à moeda, depois ao capital – um desencadeamento de categorias que imita o movimento real do sistema. É aí que se opera a dialética, mais que nas fórmulas de inversão. Resta um momento em que a antimetábole adquire um alcance político e poético forte: o fim do livro I do Capital, com “a expropriação dos expropriadores”. 

A transformação da propriedade privada dispersa em propriedade privada capitalista é, naturalmente, um processo mais difícil que a transformação da propriedade capitalista em propriedade social. Ali, tratava-se da expropriação da massa do povo por um pequeno número de usurpadores; aqui, trata-se da expropriação de um pequeno número de usurpadores pela massa do povo. 

Essa passagem funciona como uma conclusão provisória, um epílogo, um ato de bravura. Marx concentra uma energia polêmica e revolucionária em uma estrutura de repetição invertida. Que ele coloque essa fórmula no fim de uma obra densa, árida, técnica, não é anódino. Ele sabe que os leitores leem geralmente a introdução e a conclusão, e que essas passagens podem circular como slogans, como arquivos, como recursos militantes. Essa página cita, aliás, O Manifesto do Partido comunista, que é ainda pouco disponível na época. Essa antimetábole inscreve na língua a própria ideia da reviravolta social. 

Uma escrita de combate 

Você mostra que Marx é geralmente polemista, adota um estilo às vezes frontal, ou até francamente violento. Você mostra também que em Marx a polêmica, seus “ataques corrosivos”, não são gratuitos. Que função eles têm? 

Eles atendem a uma lógica precisa: Marx procura superar o indivíduo para alcançar o tipo, o social, o estrutural. 

Em certos contextos particulares, como a Comuna de Paris, ele leva em consideração qualidades individuais: quem será um bom chefe? Encontra-se aí retratos personalizados, como o de Thiers18 ou seus comentários sobre Blanqui19 – ele pensava que, se estivesse presente, ele teria podido manter a insurreição por mais tempo. Mas, no conjunto, o indivíduo é analisado como representativo de um tipo, e esses tipos permitem englobar realidades sociais mais gerais. É um gesto literário, presente de Don Quixote até as personagens de Balzac ou de Molière: passar do individual ao geral para entender o mundo. 

Marx utiliza muito as antonomásias: transformar um nome próprio em nome comum, do indivíduo ao geral. Por exemplo, em A Ideologia alemã, Sancho Pança se torna um tipo universal aplicado a Max Stirner.20 Esse método liga o passado literário de Marx a uma função analítica: ele constrói tipos que encarnam estruturas sociais e políticas. 

A polêmica tem também um papel muito concreto na vida militante. Podemos citar o panfleto monumental contra Carl Vogt nos anos 1860. Vogt, socialista e cientista, que era também um espião de Napoleão III21 tinha caluniado Marx. Marx junta todos os documentos, desmonta ponto por ponto os escritos de Vogt, utiliza antonomásias e tipos caricaturais da literatura para ridicularizá-lo. No âmbito teórico, o interesse é limitado. Mas, no âmbito militante, é uma defesa procedural da sua reputação. O mesmo habitus procedural se encontra em outros lugares, por exemplo em As Revelações sobre o processo dos comunistas de Colônia ou O Cavaleiro da nobre consciência diante de August Willich22. Nesses textos, Marx defende seus camaradas e expõe a má fé e as manipulações dos seus adversários. É um gesto de militante perante o Estado autoritário: para sobreviver em um contexto repressivo, é preciso reunir provas, montar dossiês, manipular o formalismo, mesmo sabendo que é geralmente em vão. Essa polêmica tem igualmente uma função para a posteridade o para o capital militante: desmontar a reputação do outro permite consolidar a sua, deixar um traço escrito para a história, e marcar a legitimidade de um posicionamento no seio do movimento. Marx pode assim combinar um prazer literário de “desmontagem” com uma estratégia política militante e concreta. 

Você insiste no fato que a ironia de Marx é “manifesta”, nunca elitista. Será que você pode explicar essa distinção que você faz? 

A ironia é um conceito complexo. É uma noção bem antiga: é possível encontrá-la já na Antiguidade, em Platão, com a ironia socrática. Sócrates diz coisas que dão a impressão que ele está zombando, mas não são necessariamente antífrases – ele não diz o inverso do que pensa, ele o diz de maneira desviada. Da mesma forma, desde a Antiguidade, comentadores refletem sobre a ironia de Cristo. Portanto, estamos lidando com uma noção muito antiga, com estratos sucessivos de sentido. 

A isso se acrescenta a ironia romântica alemã, que encontramos notadamente em Goethe, e que Hegel tenta analisar: uma ironia própria à modernidade, ligada à relativização dos valores, ao fato que um sujeito moderno tem consciência da pluralidade dos sistemas de pensamento e que, pode, portanto, colocar todas as certezas à distância. 

Se quisermos uma definição mínima, podemos dizer que a ironia consiste, para o enunciador, em colocar uma distância com relação ao que ele diz. Essa distância pode adquirir várias formas: dizer o contrário, falar de um certo modo, retomar falas existentes sem que os outros saibam a que ponto aderimos a elas, ou ainda operar com graus de concordância ambíguos. É, aliás, por isso que a ironia é geralmente suspeita nos meios militantes: reprova-se nela o fato de nunca abolir completamente o primeiro sentido, de deixar pairar uma dúvida sobre a posição real daquele que fala. E como essa distância deve ser interpretada pelo leitor ou pelo auditor, a ironia implica um trabalho de decodificação. Isso pode produzir mal-entendidos, ou até um efeito de exclusão – alguns entendem, outros não – e criar uma forma de incerteza interpretativa permanente. 

Ora, Marx não corresponde a esse modelo. O que se observa nele não é uma ironia que dissimula o fundo do pensamento. Marx não procura multiplicar os níveis de sentidos para deixar o leitor em uma suspensão infinita. Não é um escritor que cultiva a ambiguidade ou a proliferação interpretativa. Pelo contrário, sua ironia é ligada à sua atividade de polemista e de propagandista. Ele tem posições filosóficas e políticas bem nítidas, e suas conclusões são sempre legíveis. A ironia lhe serve para zombar do adversário. 

No livro, eu o comparo a outras figuras da ironia, notadamente Heinrich Heine,23 que Marx lia. Heine, por sua vez, mantém uma forma de incerteza sobre seus valores e suas posições: nunca se sabe completamente o que ele pensa, e esse embaçado pode ser lido como uma ironia moderna, pós-romântica, fundada na relativização dos valores. Não é de jeito nenhum o caso de Marx. É por isso que eu situo sua ironia, antes, do lado de Voltaire ou de Brecht, do que de Flaubert ou de Heine. Em Voltaire ou Brecht, a ironia permanece orientada, polêmica, dirigida contra alvos precisos. Ao passo que em Flaubert – e mais ainda no que tange a certas formas de humor – podemos ir a uma relativização mais larga, em que os próprios valores são suspendidos, ou até em que o autor se toma ele mesmo o alvo (através da figura de Frédéric Moreau).24 Há todo um espectro entre ironia e humor, com formas bem diferentes, e me perecia interessante situar Marx nessa cartografia. 

Fazer falar os outros 

Você diz que Marx tem uma escrita “polifônica”. Que significa isso? E qual função política isso tem? 

Polifonia quer dizer que há várias vozes. Mas é uma noção bem plástica. Se a tomarmos no sentido estrito, um romance polifônico é, por exemplo, um romance tipo Faulkner, com vários narradores, vários pontos de vista. Se alargarmos, a polifonia é simplesmente o fato de uma obra produzida por um único autor fazer ouvir várias vozes.

A noção adquiriu uma dimensão política notadamente com Bakhtin, que se interessou pelos romances de Dostoievski. Para ele, esses romances são polifônicos porque fazem ouvir várias vozes ideológicas que se confrontam sem que nenhuma domine. Ao lado de Bakhtin, há Volóchinov, grande linguista soviético, que defende a ideia que todo discurso social é atravessado por vozes diversas: nenhum enunciado é puramente individual, toda fala é carregada de social. Essas teorias circularam massivamente nos anos 1960, notadamente na França, onde foram retomadas em contextos bem diversos: estudos literários, linguística, psicanálise lacaniana, marxismo crítico. Havia por trás disso a ideia que o sujeito não é um bloco unificado – quando eu falo, “algo fala” através de mim, ouve-se vários estratos de discursos sociais. E, politicamente, essa noção serviu também para des-dogmatizar certas leituras marxistas da literatura. Em vez de reduzir uma obra a um simples reflexo de estruturas econômicas, podíamos dizer: a esfera estética é atravessada por ideologias, mas ela as põe também à distância, ela as faz dialogar. A polifonia permitia tanto conservar uma grade marxista como evitar um reducionismo demasiado rígido. Com o tempo, a noção se degradou um pouco, às vezes associada a uma espécie de pluralismo democrático mole: literatura como espaço de coexistência pacífica das vozes. Vemos isso por exemplo em certas formas contemporâneas de romance policial bem polifônico, mas politicamente bem centristas (como o mostra o ensaio de Lucie Amir).25

Aplicada a Marx, a polifonia suscita um problema interessante. Primeiro, é preciso lembrar: mesmo que Marx faça falar várias vozes, é sempre ele o maestro. Ele pode pôr em cena burgueses, operários, inspetores, mas, no final, é ele quem enquadra e dirige o confronto. E isso é impactante n’O Capital. Marx cita em abundância: seus adversários, economistas, discursos operários, inspetores de fábrica. Ele faz falar figuras típicas: “o operário”, “o burguês”, personagens abstratas que encarnam posições de classe. Ele raciocina antes em termos de tipos que em termos de indivíduos singulares. Ao mesmo tempo, O Capital é um objeto bem estranho: é uma obra científica, extremamente fundamentada, rigorosa, que adota protocolos de escrita muito modernos para a época; mas é também um livro feito de colagens, de citações, de superposições de vozes. Não é um tratado clássico do século XIX. E, no entanto, tampouco se trata de um texto pós-moderno: a voz teórica principal nunca é dissolvida. Um momento chave para entender essa polifonia é o capítulo 8 do Capital, sobre a jornada de trabalho. Marx descreve nele situações absolutamente horríveis, notadamente a exploração de crianças de seis ou oito anos, seu embrutecimento cognitivo assim como sua destruição física e moral. É um capítulo profundamente carregado moralmente. Ora, Marx, por princípio, não quer dar lição de moral. Ele quer analisar a história como uma confrontação de forças sociais e recusa o melodrama de certos socialistas do seu tempo. Mas, ao mesmo tempo, ele não pode deixar de falar nisso. É o que instiga a ira, a indignação, o engajamento político. Então, como fazer? A solução formal que ele encontra é a delegação da voz moral. Em vez de se indignar diretamente, ele faz falar outras pessoas e em particular inspetores de fábrica, que ocupam uma posição social intermediária. Essas vozes exprimem a indignação no seu lugar. Marx se apaga momentaneamente, integrando essa indignação ao seu dispositivo teórico. É uma polifonia que lhe permite assumir politicamente a emoção sem comprometer a postura científica. 

Há outro desafio: fazer falar os operários. Marx é confrontado com um problema: o operário “real” não é espontaneamente marxista. Na França, ele é geralmente proudhoniano, na Inglaterra, cartista, na Alemanha, às vezes milenarista cristão. E mesmo quando ele é revolucionário, sua formulação pode ser julgada por Marx como teoricamente “limitada”. O que fazer, então? Dar diretamente a palavra aos operários, correndo o risco que isso contradiga sua teoria? Ou fabricar uma figura ideal do operário, que exprime a consciência de classe tal como Marx a concebe? Em O Capital, Marx oscila entre essas duas opções: às vezes faz falar um operário abstrato, típico; às vezes cita operários reais, discursos cartistas. E mais tarde, ele tenta outra solução com seu questionário operário (em francês e em inglês) – notadamente estudado por Juliette Farjat26: um dispositivo que dá a palavra aos trabalhadores, mas em um âmbito estruturado pela sua teoria. É, para ele, uma forma de compromisso entre autonomia operária e exigência teórica. 

Sobre o assunto de fazer falar os outros, você mesmo utiliza epígrafes (curtas citações) em começo de capítulo? 

A base disso foi algo que comecei a fazer um pouco por acaso: eu anotava pequenas citações, pensando “isso cairia bem no livro”. No começo havia três ou quatro, depois eu percebi que esse tipo de citação poderia atravessar o livro inteiro. Isso também coincidia com o momento das minhas leituras. Eu estava em uma fase de poesia chinesa, em paralelo ao meu trabalho sobre Marx. Em algum momento, pensei: olha só, talvez haja algo a fazer com isso. Espero que não pareça demasiado presunçoso, tipo “estou espalhando meu saber” – mas tratava-se, realmente, de algo ligado às minhas áreas de interesse naquele momento. 

Lendo Marx, notadamente O Manifesto, há uma passagem muito famosa em que ele explica que o capital estende as relações capitalistas ao mundo inteiro e que é preciso fazer emergir uma literatura mundial. É uma passagem amplamente comentada hoje em dia, sobretudo no meio literário: a noção de literatura mundial ganha cada vez mais amplitude – e isso me interessa muito. Passei, a partir daí, a procurar citações por todos os lados, dizendo a mim mesmo: eu venho dos estudos literários franceses, minha cultura é bem europeia, bem eurocêntrica. E, ao mesmo tempo, eu me perguntava: como pensar o internacionalismo a partir deste ponto de vista? Como fazer coexistir o espírito de cosmopolitismo próprio à literatura – essa abertura ao mundo – com uma reflexão política sobre o internacionalismo? Falo disso também porque havia lido, na Frustration Magazine, um artigo que discutia justamente a maneira de pensar o internacionalismo hoje sem cair em uma forma de campismo simplista. Não acho que os estudos literários possam responder diretamente a essa questão, mas podem contribuir para enriquecê-la. 

É uma questão que deveria atravessar mais os estudos literários. Quando fazemos letras, encontramo-nos rapidamente em um âmbito franco-cêntrico, mas, na realidade, mesmo quando fazemos literatura francesa, nunca lemos unicamente literatura francesa. Não estudamos Baudelaire sem nos interessar um pouco por Edgar Poe, não estudamos Claude Simon sem pensar em Faulkner: todos os autores entram em redes de influência internacionais. E, ao mesmo tempo, eu via que nos doutorandos de letras, terminamos geralmente nossa tese sem nunca termos lido uma linha de literatura indiana, chinesa ou árabe – literaturas milenares que ignoramos completamente. Portanto, a ideia das epígrafes era também a de fazer pequenas incursões em literaturas não europeias (não somente, aliás: há também o poeta latino Horácio, por exemplo). A ideia geral era imaginar uma espécie de antologia possível das leituras de um Marx do século XX ou do século XXI: o que poderia ele ter lido? o que poderia ele apreciar? 

Há portanto poesia russa (não comunista, aliás), poesia árabe clássica, um eco a uma anedota contada por Marcello Musto,27 em que Marx chega na Argélia e lhe contam uma pequena fábula local sobre um sábio que não sabe nadar. Há o Japão, a China, lugares importantes da elaboração do marxismo no século XX. Através das epígrafes, eu tentei produzir um eco discreto à ideia de literatura mundial em Marx, e abrir o texto para um horizonte mais amplo. Trata-se de uma forma deliberadamente explicitada e alusiva, por vezes um tanto obscura – e também de um certo prazer da escrita.

*** Rob Grams é editor-chefe da Frustration Magazine.

Entrevista realizada em 22 de janeiro de 2026, e publicada em 5 de fevereiro de 2026 no site da plataforma Frustration Magazine com o título “Marx était-il stylé?”. Traduzido por Diogo Santiago.

Agradecemos ao autor e ao editor, Vincent Berthelier e Rob Grams, pela permissão da publicação.

Nota editorial
Durante março-abril de 2026, o blog esteve sob responsabilidade de Camila Góes (edição interina).


Notas

  1. Todas as notas de rodapé são da tradução; quando forem do redator, aparecerão em itálico, com “ndr” no início. ↩︎
  2. Vincent Berthelier, Le style réactionnaire – De Maurras à Houellebecq, Paris, ed. Amsterdam, 2022, 392 p. ↩︎
  3. Ugo Palheta (coord.), Extrême droite: la résistible ascension, pref. Johann Chapoutot, posf. Clémence Guetté, Paris, ed. Amsterdam, 2024, 280 p. ↩︎
  4. École Normale Supérieure, Paris. ↩︎
  5. Ndr: organização revolucionária do século dezenove, ativa principalmente em Paris e na Alemanha. ↩︎
  6. Ndr: organização política internacional de trabalhadores do século dezenove, vinda da Liga dos Justos. ↩︎
  7. Ndr: dinastia que reinou na China entre 960 e 1279. ↩︎
  8. Jean-Luc Mélenchon, fundador e figura de proa do partido de esquerda La France Insoumise (LFI). ↩︎
  9. Ndr: poeta francês do fim da Idade Média). ↩︎
  10. Ndr: poema épico do fim do século onze. ↩︎
  11. Ndr: poemas da época da dinastia Tang: 618-907. ↩︎
  12. Ndr: revolução na Rússia que leva os bolcheviques ao poder em 1917. ↩︎
  13. Ndr: jornalista e político francês, fundador do socialismo marxista na França. ↩︎
  14. Ndr: um dos jornais mais influentes do século dezenove nos Estados Unidos. ↩︎
  15. Cf. comutação (n. f.): uso alternado de dois idiomas por pessoa bilíngue. Aulete Digital. ↩︎
  16. mpossível não pensar na atual querela suscitada pelas publicações de um artigo de Vladimir Safatle, intitulado “O grande FMI universitário”, Revista Piauí, janeiro de 2026, e de um de Douglas Barros, intitulado “Contra Nego Bispo”, blog da Boitempo, 21 de janeiro de 2026 – ambos disponíveis na internet.  ↩︎
  17. Como não pensar naquele que, sem “tomar” o poder no sentido estrito, empossou-se dele após ter sido “democraticamente” eleito no Brasil, em 2018? ↩︎
  18. Ndr: político francês do século dezenove, presidente da República e responsável pela repressão da Comuna de Paris. ↩︎
  19. Ndr: revolucionário francês do século dezenove, partidário de uma insurreição imediata para instaurar o socialismo. ↩︎
  20. Ndr: filósofo alemão que defende o individualismo radical e a liberdade pessoal contra toda autoridade. ↩︎
  21. Ndr: imperador dos franceses de 1852 a 1870, conhecido por seu regime autoritário. ↩︎
  22. Ndr: militar e revolucionário alemão do século dezenove, engajado nas revoluções de 1848 e mais tarde general no Exército da União durante a Guerra de Secessão. ↩︎
  23. Ndr: poeta e escritor alemão do século XIX, famoso por sua ironia, seu lirismo e sua crítica política. ↩︎
  24. Frédéric Moreau, personagem principal de A Educação sentimental, romance de Gustave Flaubert (1821-1880), publicado em 1869. ↩︎
  25. Lucie Amir, Politiques du polar, Paris, ed. Amsterdam, 2025, 176 p. ↩︎
  26. Juliette Farjat, Le Langage de la vie réelle – Pour une philosophie critique des pratiques langagières, Paris, ed. Les Éditions Sociales, 2024, 344 p. ↩︎
  27. Marcello Musto (1976-), professor de sociologia na York University (Canadá), um dos principais nomes atuais dos estudos sobre Marx.  ↩︎

Empenhada há três décadas em traduzir as obras de Marx e Engels, com rigor acadêmico e editorial, e sempre a partir dos manuscritos originais, a Boitempo conta hoje com mais de trinta volumes dos dois autores publicados, além de dezenas de livros dedicados ao estudo da teoria marxista. Em 2025, a Coleção Marx-Engels ganhará mais dois volumes: Do socialismo utópico ao socialismo científico, de Friedrich Engels, e o primeiro tomo das Teorias do mais-valor, obra inacabada de Karl Marx que foi por muitos considerada como o Livro IV de O capital.

Enquanto esses lançamentos históricos não chegam, conheça o catálogo de obras já publicadas pela coleção – algumas das nossas edições foram reconhecidas como as melhores do mundo por Gerald Hubmann, ex-diretor da MEGA (Marx-Engels-Gesamtausgabe, instituição detentora dos manuscritos dos autores).

O capital [livros I, II e III], de Karl Marx
Em 2011, a Boitempo deu início a uma de suas maiores empreitadas editoriais: a tradução completa de O capital, a principal obra de maturidade de Karl Marx. Em março de 2013, em meio ao projeto MARX: a criação destruidora, um conjunto de eventos que reuniu milhares de pessoas para debater a atualidade de seu pensamento, foi lançado o primeiro livro, O processo de produção do capital. A tradução de Rubens Enderle, vencedora do prêmio Jabuti 2014, foi a primeira realizada no Brasil a partir do texto preparado no âmbito da Marx-Engels Gesamtausgabe (MEGA2). Além dos prefácios elaborados por Marx e Engels para as diversas edições da obra e notas, a edição da Boitempo conta ainda com extenso aparato crítico.
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Manuscritos econômico-filosóficos, de Karl Marx
Publicados apenas após sua morte, estes manuscritos foram escritos em 1844, quando Marx tinha apenas 26 anos. Neles, o filósofo alemão desenhou a crítica ética e política ao capitalismo, explorando a desvalorização humana em prol da mercadoria. Embora esboços, revelam a raiz da teoria do mais-valor.

Para a crítica da economia política, de Karl Marx
Publicada em 1859, esta é a primeira tentativa de Marx de publicar de maneira sistemática sua crítica da economia política. Trata-se do único volume que efetivamente veio à luz numa série prevista de seis livros. Oito anos depois, remodelado o projeto inicial, a concepção ganharia corpo na principal obra do autor, O capital, publicada em 1867. Para a crítica delineia os conceitos equivalentes ao que depois comporia a Seção I da obra-prima do filósofo alemão.

Grundrisse, de Karl Marx
Estes manuscritos, em tradução rigorosa feita diretamente dos originais em alemão, revelam a gênese da crítica do pai do socialismo científico à economia política. Escritos entre 1857 e 1858, são uma oportunidade ímpar para compreender, detalhadamente, o laboratório de estudos do renomado teórico.

Viagem à Polónia

Viagem à Polónia
Auschwitz: nele pereceram 4 milhôes de judeus. Depois dos nazis os genocídios continuaram por outras formas.

Viagem à Polónia

Viagem à Polónia
Auschwitz, Campo de extermínio. Memória do Mal Absoluto.