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sexta-feira, 1 de maio de 2026

 

Des nuages de fumée s’élèvent au-dessus de Manhattan, le 11 septembre 200. De la fumée s’élève d’une zone de la ville côtière libanaise de Tyr le 8 avril 2026, après une frappe israélienne (AFP)

Quand les voix anti-guerre parlent le langage de l’empire

Même ceux qui s’opposent à la guerre le font souvent dans un cadre façonné par les systèmes de pouvoir. Ces mêmes systèmes de pouvoir qu’ils prétendent contester.

Une militante des droits humains respectée s’est exprimée à plusieurs reprises contre l’agression israélo-étatsunienne en Iran. Elle reconnaît l’illégalité de cette guerre et n’hésite pas à la condamner sans équivoque. Pourtant, presque systématiquement, elle se sent obligée de nuancer sa position, rappelant à son auditoire que l’Iran a tué des dizaines de milliers de manifestants lors des récentes manifestations antigouvernementales.

Ce chiffre est très contestable. Même les chiffres largement cités par la presse internationale – tels que ceux rapportés par l’agence Reuters en janvier 2026 – font état de milliers de morts lors des manifestations, et non de dizaines de milliers. Mais la question ici n’est pas le nombre exact, ni même le contexte complexe de ces manifestations, qui ont débuté comme de véritables expressions de mécontentement avant d’être instrumentalisées par divers acteurs, externes et internes cherchant à déstabiliser le pays.

Le problème est la nuance elle-même.

Nombreux sont ceux qui se revendiquent progressistes, pacifistes, libéraux, voire de gauche, et qui semblent incapables de prendre une position morale claire sur les actions américaines et israéliennes dans les pays du Sud sans y ajouter ces nuances. Cette habitude peut paraître anodine, voire responsable, mais elle est en réalité profondément néfaste. Elle n’est pas un signe de nuance : c’est le symptôme d’une hésitation morale plus profonde.

En nuançant leur condamnation, ces voix neutralisent leur propre position. Elles suggèrent, intentionnellement ou non, une forme d’équivalence morale : la guerre israélo-étatsunienne contre l’Iran est injuste, mais l’Iran est également coupable ; le génocide à Gaza est abominable, mais les Palestiniens sont aussi responsables. Il n’en résulte pas un équilibre, mais une paralysie.

Comparez cela à la clarté morale de ceux qui soutiennent la guerre. Leur position n’est jamais nuancée. Elle est affirmative, absolue et souvent fondée sur des exagérations ou des mensonges purs et simples, mais elle est convaincante car elle ne se contredit pas.

Ce schéma n’est pas nouveau. Il est profondément ancré dans l’histoire du discours politique occidental. Du bombardement atomique d’Hiroshima, justifié comme un acte nécessaire pour sauver des vies, aux interventions militaires de la Guerre froide dans des pays comme le Guatemala en 1954, où le changement de régime était présenté comme une défense contre le communisme, le langage de la morale a constamment servi à légitimer la violence.

L’invasion de l’Irak en 2003 en offre un exemple frappant. Saddam Hussein y était présenté comme l’incarnation ultime du mal – le « nouvel Hitler » – tandis que les États-Unis et leurs alliés étaient dépeints comme des libérateurs.

Les responsables américains ont ouvertement déclaré avoir été « accueillis en libérateurs », alors même que le pays sombrait dans le chaos et une violence extrême. Quelques années plus tard, la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice décrivait la dévastation causée par la guerre israélienne au Liban en 2006 comme « les douleurs de l’enfantement d’un nouveau Moyen-Orient », réduisant d’immenses souffrances humaines à une étape nécessaire d’une grande transformation géopolitique.

Condoleezza Rice compare la dévastation causée par la guerre israélienne au Liban en 2006 aux « douleurs de l’enfantement d’un nouveau Moyen-Orient » (AFP)

Cette tradition remonte encore plus loin, à l’époque du colonialisme, lorsque les puissances européennes justifiaient leurs conquêtes par des missions prétendument humanitaires. L’abolition de l’esclavage, par exemple, était fréquemment invoquée comme justification morale de l’expansion coloniale en Afrique, présentant la domination comme une action bienveillante et la violence comme un devoir civilisateur. Dans ce paradigme, tuer est fait au nom du salut ; détruire est présenté comme un progrès.

Israël opère depuis longtemps dans ce même cadre. Ses guerres ont toujours été présentées comme existentielles et nécessaires à la survie de la démocratie et de la civilisation.

Bien avant l’émergence du Hamas, la résistance palestinienne était associée à des étiquettes changeantes mais servant toujours le même objectif. Lors du soulèvement de 1936-1939, les combattants palestiniens étaient qualifiés de « terroristes », de « brigands » et de « bandes » dans le discours britannique et sioniste. Au cours des décennies suivantes, l’étiquette a évolué – de combattants nationalistes à communistes, puis à islamistes – mais la logique sous-jacente est restée la même : l’ennemi est toujours illégitime, et par conséquent toute violence à son encontre est justifiée.

Nous sommes nombreux à reconnaître ce schéma, mais au lieu d’en dénoncer les failles, certains persistent et s’alignent, cherchant une position « équilibrée » tout en se présentant comme pacifistes, voire pro-palestiniens. Ils reconnaissent les crimes israéliens, mais se sentent obligés de condamner le « terrorisme » palestinien. Ils s’opposent aux politiques israéliennes, mais insistent pour se distancier du Hamas et des autres groupes, comme si la résistance palestinienne existait en dehors du contexte historique et politique qui l’a engendrée. Ils parlent d’« extrémistes des deux camps », comme si des figures telles qu’Itamar Ben-Gvir et un combattant palestinien à Gaza pouvaient être comparées de manière pertinente.

De telles positions peuvent sembler défendables prises isolément, mais elles perdent considérablement de leur crédibilité lorsqu’on les replace dans leur contexte. Après les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis ont exigé – et obtenu – une solidarité inconditionnelle. Il en a été de même après les attentats à la bombe du 7 juillet 2005 à Londres et l’attaque contre Charlie Hebdo à Paris le 7 janvier 2015. À ces moments-là, personne n’attendait que les victimes soient contextualisées ni que la solidarité soit assortie de conditions. Des millions de personnes ont exprimé leur soutien sans hésitation, sans réserve, sans devoir démontrer un quelconque équilibre moral.

Cette norme ne s’applique pas aux autres pays. Elle ne s’applique pas à l’Iran, à l’Irak, à l’Afghanistan, au Venezuela, ni à Gaza.

Pour information : la guerre israélo-étatsunienne contre l’Iran a déjà fait 3 753 morts et environ 26 500 blessés depuis le 28 février 2026. Si les Américains subissaient un tel déluge de violence à la même échelle, cela représenterait environ 12 000 morts et 85 000 blessés, soit l’équivalent de quatre attentats du 11 septembre en termes de morts seulement, et un nombre de blessés bien supérieur à cette tragédie.

À Gaza, l’ampleur du désastre est encore plus stupéfiante. Plus de 72 000 Palestiniens ont été tués, plus de 172 000 blessés et au moins 10 000 sont toujours portés disparus, probablement ensevelis sous les décombres. On estime généralement que le nombre réel est bien plus élevé. Rapporté à la population des États-Unis, cela équivaudrait à environ 10,2 millions de morts, plus de 24,4 millions de blessés et plus de 1,4 million de disparus, soit l’équivalent de 3 400 attentats du 11 septembre.

Et pourtant, même face à ces chiffres accablants, la tentation de nuancer ces pertes persiste.

Pour nombre de militants occidentaux, cette nuance constitue une forme de protection. Elle leur permet de conserver une certaine autorité morale au sein de leur société sans mettre en danger leur position professionnelle ou sociale. En condamnant la violence tout en se distanciant des victimes, ils occupent une position intermédiaire rassurante, d’apparence vertueuse mais qui, au final, ne change rien.

Il ne s’agit pas simplement d’une question de rhétorique ; cela révèle un problème structurel plus profond. Même ceux qui s’opposent à la guerre le font souvent dans un cadre façonné par les systèmes de pouvoir mêmes qu’ils prétendent contester. Leur discours, aussi critique soit-il, s’inspire encore de la grammaire morale de l’empire.

Comme l’écrivait le regretté intellectuel palestinien Edward Said dans son essai « The Essential Terrorist », le « terrorisme » a « acquis un statut extraordinaire dans le discours public étatsunien » et a « dépassé le communisme comme ennemi public numéro un », fournissant une étiquette flexible permettant de construire des ennemis et de normaliser la violence à leur encontre.

Dans le même ordre d’idées, les détracteurs de ce qu’on appelle « l’intervention humanitaire » affirment depuis longtemps que le discours des droits de l’homme a été instrumentalisé à maintes reprises pour justifier la guerre, transformant la préoccupation morale en un instrument de domination commode plutôt qu’en une véritable remise en question de celle-ci.

Sans honnêteté, sans contexte et sans le courage de parler clairement, le dialogue ne peut progresser. Le besoin constant de nuancer – d’équilibrer, d’adoucir, de prendre ses distances – ne fait pas avancer la justice. Il l’obscurcit.

Ainsi, la prochaine fois que l’on sera tenté de condamner le génocide à Gaza ou l’agression israélo-étatsunienne contre l’Iran, il est bon de résister à cette impulsion. Nul besoin d’édulcorer la vérité pour la rendre acceptable. Nul besoin de renier sa propre position morale pour paraître raisonnable.

Et si cela s’avère impossible – si la condamnation doit toujours être assortie de conditions –, alors peut-être vaut-il mieux se taire.

Le Dr Ramzy Baroud est journaliste, auteur et rédacteur en chef du Palestine Chronicle. Il est l’auteur de huit livres. Son dernier livre, « Before the Flood », a été publié par Seven Stories Press. Parmi ses autres livres figurent « Our Vision for Liberation », « My Father was a Freedom Fighter » et « The Last Earth ».

Baroud est chercheur principal non résident au Center for Islam and Global Affairs (CIGA). Son site web est www.ramzybaroud.net

 

Alemania vuelve a las andadas
Mientras en el The Wall Street Journal constatan que “Ucrania es ahora la guerra de Europa”, muchos se preguntan si el país no es ya un protectorado alemán.

quinta-feira, 30 de abril de 2026

 A favor dos "Identarismos"

O intelectual “despertencido”

Imagem: Dom J.
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Por FABIANE ALBUQUERQUE*

Por longos séculos, os saberes produzidos por homens brancos foram tidos como “neutros” e “descorporificados”, por isso, completos, racionais e científicos, ao passo que os saberes produzidos por mulheres eram considerados passionais

Se o título fosse “a intelectual despertencida”, poucos homens leriam este texto, pois, no feminino, sugeriria “coisa de mulher”, algo específico, da esfera do particular. No masculino, porém, é universal, à imagem de homens e mulheres. Esta provocação veio-me ao acompanhar as discussões públicas (as críticas) ao “identitarismo”, sobretudo por intelectuais brancos e brancas.

Alguém se lembra do médico e professor da Unicamp, Paulo Palma, que, a propósito da implementação das quotas étnicos-raciais na sua instituição, disse: “A universidade trocou cérebro por nádegas”? Ora, Ora, Ora! No seu mundo pequeno burguês e “brancocêntrico”, ele é o cérebro e, negros e negras, as nádegas. Pois é, o intelectual “puro cérebro”, sem as demais partes do corpo, está em crise. E, pasmem! Uma crise sem precedentes.

O professor ainda completa o raciocínio racista: “A universidade é para uma elite intelectual e não para vagabundo”. A entrada de pessoas negras nas salas de aula provocou um rebuliço nesta gente que se considera parte da “elite intelectual”, e que viveu, por séculos, legitimada com tamanha aberração.

Intelectuais brancos, homens e mulheres, da esquerda à direita, estão em crise e isso deriva da construção da imagem de si, alimentada pela ciência eurocêntrica, de que este intelectual é “universal”, “despertencido” de qualquer identidade (não tem raça, sexo, sexualidade, valores arraigados numa classe social, etc.). O que os “movimentos identitários” fizeram foi colocar um espelho diante destes homens e mulheres mostrando-lhes: “Olha aqui, vocês pertencem a…”.

A imagem tradicional do intelectual, ou seja, branco, de óculos, com o corpo travado, (pois intelectual não se movimenta, não dança, não samba, não vai a terreiro, não transa, etc.), cartesiano, separando o espírito do corpo, foi abalada. Ao aparecer no cenário brasileiro corpos com ginga, com ritmo, sensuais, vibrantes e, “com nádegas”, a sensação de professores universitários brancos é que perderam o lugar. Mas, como questiona a psicanalista Maria Homem, “quem disse que o lugar era seu?”.

Donna Haraway no artigo Saberes localizados: a questão da ciência para o feminismo e o privilégio da perspectiva parcial, diz que a Ciência feita por sujeitos que se pensam universais e acreditam ser um olho que tudo vê, sem ser visto, que, de longe, observa melhor, se impôs como “não marcada”, em detrimento dos “corpos marcados” (identitários).

Por longos séculos, os saberes produzidos por homens brancos foram tidos como “neutros” e “descorporificados”, por isso, completos, racionais e científicos, ao passo que os saberes produzidos por mulheres eram considerados passionais, subjetivos, pseudocientíficos, formulados a partir de um corpo sexuado, diz Donna Haraway. A neutralidade do discurso e da “objetividade” masculina, perpassa também a neutralidade sexual (hétero), enquanto a corporeidade (desde os clássicos gregos) era atribuída às mulheres como um estágio pré-lógico e “não científico”.

A Metodology Feminist questionou esta tradição, levando em conta o fazer ciência de quem pesquisa, apontando como postulado a subjetividade do (a) pesquisador (a) e o pressuposto de que não é possível estabelecer uma linha rígida entre sujeito e objeto de estudo, além de considerar algumas implicações éticas, como o cuidado para não subordinar as mulheres ao construir a interpretação teόrica do conhecimento.

Donna Haraway foi assertiva ao dizer que não existe um “de fora” da pesquisa e do fazer ciência, que olha o mundo (o objeto estudado) como um “Deus” que tudo vê, distante e neutro. Nesse mesmo sentido, Sandra Harding, em Objectivity and Diversity: Another Logic of scientific research diz que o foco da objetividade que ela denomina “objetividade forte” é o reconhecimento que a Ciência é praticada no mundo real e não parte de um ideal abstrato, respondendo às questões da vida dos sujeitos e as suas relações sociais. Apesar de muitas críticas à metologia feminista e as suas epistemologias, intelectuais brancos até suportaram-nas dentro das suas cátedras. O rebuliço veio mesmo com as epistemologias negras, africanas e das diásporas, trazidas por esta gente “com nádegas”.

Marilena Chauí, durante uma entrevista ao canal de Leandro Demori, disse que o grande sujeito político da atualidade são os movimentos sociais, e, completa: “Há um problema, um problema que me afeta. Você só faz política revolucionária, de mudança, quando você tem alguns universais como referência, um grupo imenso de pessoas (…) eu não estou vendo estes referenciais, mas os movimentos se tornando “identitários”. Ao invés de os movimentos serem unificadores, eles vão se tornando fragmentados e não produzem esta referência comum, necessária para a mudança política social”.

O entrevistador intervém: “Antes este universal era a categoria trabalho”. Existe um uso equivocado dos termos universalismo e “referenciais universais”. Estes referenciais estão ligados, quase sempre, a uma raça e a uma classe social, que os elegeram “para todos” e insistem em chamá-los assim. Vejam bem, o trabalho jamais foi um universal, ele foi eleito universal por intelectuais da esquerda ocidental e ocidentalizada. Para o intelectual peruano, Anibal Quijano, por exemplo, o universal é a raça. Inclusive é ela que estrutura a divisão do trabalho no mundo inteiro. Esta categoria também não é um universal para os povos indígenas.

“Identitarismo” é uma acusação pesada. E estamos aqui concordando com a fragmentação das lutas sociais, mas não somos saudosos dos tempos em que esta luta e as suas prioridades eram definidas por um sujeito dominante, que dizia aos outros qual a prioridade. O professor de sociologia, da Universidade de Paris 8, Eric Fassin, considerado “identitário” no mundo acadêmico francês, diz: “Desde finais dos anos 1980, assistimos, no espaço público francês, ao forte retorno de um discurso que invoca a cultura política nacional para celebrar um universalismo cego às diferenças, sejam de gênero, sexualidade ou de raça. A República (Francesa) só reconhece cidadãos abstratos e assim relega suas propriedades singulares ou particulares à esfera privada. Questões minoritárias seriam, portanto, incompatíveis com a tradição francesa. Sob a máscara de filosofia política, tal retórica culturalista visa a despolitizar as questões minoritárias tratando-as como dependentes dos contextos nacionais. Brande-se de bom grado o que chamei de “espantalho americano” (Fassin, 1997): o gênero, a sexualidade e a raça teriam sentido apenas para “eles” (os Estados Unidos) e, de todo modo, não para “nós” (a França).

De qualquer forma, o censo demográfico não coleta qualquer dado relativo à raça e tudo se passa como se, a exemplo do gênero, a raça fosse uma noção completamente estranha à história nacional. Em resumo, na França, falar de raça, como de gênero, implica expor-se à acusação de não ser republicano e, portanto, de não ser francês de verdade.

Eric Fassin aponta, ainda, que o grande problema dos intelectuais é admitir “pertencimento” a uma das categorias identitárias das quais acusam. Para o canal TV 5 Monde, o professor fala da ideia predominante de que, uma vez neutralizado o Capital, todas as outras reivindicações serão atendidas. É só esperar. No seu livro De la Question Sociale à la question raciale?, ele sublinha que não se trata de substituir uma luta por outra, uma lógica única por outra, mas de considerar uma pluralidade de lógicas de dominação.

Afirmar-se negra, feminista, LGBTQIA+, favelada, periférica, quilombola, é afirmar-se contra uma sociedade homogeneizadora. Isto é identidade. O que estão entendendo é uma reivindicação política excludente e separatista. No segundo caso, as conclusões baseiam-se nas leituras dos excessos que circulam por aí. Mas, os excessos dos identitários brancos, como ficam? Intelectuais “anti-identitários” não se ocupam das falas de pessoas brancas, sem fundamento e altamente ideológicas, e as transformam em “identitarismo”.  Por exemplo, em 2024, Airton Ortiz, presidente da Academia-Rio-Grandense de Letras disse, durante um evento, que o Rio Grande do Sul era pioneiro na literatura devido à Imigração europeia. Quer assédio identitário maior que este?

O professor de sociologia da Unicamp, Renato Ortiz, no artigo “Nota sobre o lugar de fala”, postado no site A Terra é Redonda, diz: “Com a emergência dos movimentos feministas, estudos de gênero, reivindicações identitárias as mais diversas, a expressão (Lugar de Fala) rapidamente conquistou legitimidade (…)”. Nota-se a distância do sociólogo ao falar de gênero e demais identidades, ele está fora de todas elas, olhando, ainda, “de cima”, como se não fosse “contaminado”.

E, continua: “Entretanto, isso não significa que o conhecimento se funda na experiência, significa que a intervenção do sujeito deve ser considerada e explicitada no ato de constituição do próprio conhecimento”. Ora, mas é justamente isto que os “identitários” reivindicam, ou seja, a explicitação do sujeito que fala. E vou ainda mais longe, o incômodo dos intelectuais “despertencidos” está no fato de que esta gente “com identidade” está apontando o pertencimento deles: “Você é branco, você é rico, você é homem”. E, não se trata de essencialismos, mas de condicionamentos.

E, para terminar, trago a contribuição da filósofa italiana Adriana Cavarero, na grandiosa obra Olha-me e narra-me, onde aponta que a filosofia ocidental, masculina, tem como forma um saber definidor que diz respeito à universalidade do homem. É esta forma definidora, este homem universal, que os movimentos identitários questionam, introduzindo a forma de conhecimento do mundo e dos sujeitos que diz respeito à identidade de homens e mulheres concretos: “A primeira forma pergunta “o que é o homem”, a segunda “quem ele é””. E, através da segunda também se produz conhecimento e luta. São os intelectuais “despertencidos” que ainda não se deram conta disso.

O homem, de fato: um universal que é todo mundo precisamente porque não é ninguém; que se desincorpora da singularidade viva de cada um, afirmando que é ao mesmo tempo masculino e neutro, uma criatura híbrida gerada pelo pensamento, uma unidade fantástica produzida pela mente; que é invisível e intangível, embora se declare como a única que pode ser dita pelo discurso verdadeiro; que vive por seu absoluto noético, embora não deixe rastros de nenhuma história de vida; que tem entulhado a linguagem por milênios com toda a progênie filosófica de sua concepção abstrata.

Fabiane Albuquerque, é doutora em sociologia pela Unicamp.

   Fonte : A Terra é Redonda  

 

Tribuna Popular— El secretario general del Comité Central del Partido Comunista de Venezuela (PCV), Oscar Figuera, rechazó este lunes lo que calificó como una política de “tutelaje” e “imposición externa” sobre Venezuela, al tiempo que denunció al gobierno encabezado por Delcy Rodríguez como una administración “postrada ante el capital transnacional”.

Durante una rueda de prensa, Figuera afirmó que el escenario mundial actual está marcado por fuertes contrastes entre países que resisten las presiones del gran capital y aquellos gobiernos que, según dijo, “se someten sin resistencia”.

En ese contexto, el dirigente comunista aseguró que el gobierno venezolano forma parte de estos últimos:

“Un gobierno postrado, un gobierno que acepta sin resistencia el tutelaje. Un gobierno que felicita a sus opresores. Realmente, un gobierno vergonzoso como nunca — desde los tiempos de la Independencia— había tenido nuestro país”, expresó.

Figuera sostuvo que en Venezuela se estaría imponiendo una ruta política subordinada a intereses externos, especialmente vinculados —según dijo— al gobierno de Estados Unidos y a sectores del capital internacional, lo que a su juicio compromete la soberanía nacional.

    Fonte : Diario Octubre 

segunda-feira, 27 de abril de 2026

 

Imagem: Mohammed Ibrahim
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Por JOHN MEARSHEIMER*

Palestra proferida no Arab Center Washington DC, em 10 de abril de 2026

1.

Dados os eventos do dia – ou dos últimos dias, ou talvez dos últimos 40 dias –, gostaria de me concentrar principalmente na Guerra do Irã, mas pretendo colocar meus comentários em um contexto mais amplo e começaria dizendo que, quando eu era jovem e pensávamos no Oriente Médio, o que sempre se enfatizava era que essa era uma das três regiões do mundo de maior importância estratégica para os Estados Unidos, em grande medida por conta do petróleo lá situado. As outras duas regiões eram, obviamente, a Europa e o Leste Asiático, e ambas eram importantes por conta das grandes potências lá situadas.

O Oriente Médio era importante por causa do petróleo, e o que queríamos garantir era que não acontecesse que algum Estado, fosse ele nativo do próprio Oriente Médio ou de fora dele, controlasse todo o petróleo. O que aconteceu, ao longo do tempo, foi que o problema do petróleo se deslocou para um segundo plano, porque não havia, na realidade, qualquer ameaça de que algum país viesse a dominar todo o petróleo no Oriente Médio. Então, nós, nos Estados Unidos, não precisávamos nos preocupar em demasia com o Oriente Médio por conta disso.

A razão pela qual nos importamos tanto com o Oriente Médio hoje – e nos importamos enormemente com o Oriente Médio – tem como causa a nossa ligação com Israel. E o fato é que Israel tem uma relação muito especial com os Estados Unidos, sem paralelo na história. É realmente importante entender isso. Os Estados Unidos apoiam Israel incondicionalmente.

Estados Unidos e Israel, obviamente, têm interesses nacionais diferentes em questões específicas momentâneas, porque dois países não têm jamais os mesmos interesses nacionais o tempo todo. Mas nos casos em que os interesses nacionais de Israel e os interesses nacionais norte-americanos divergem, os Estados Unidos são instados a atender o que é do interesse nacional de Israel. E a razão disso, é claro, é o poder do lobby israelense, que é simplesmente gigantesco.

Creio que a maioria das pessoas o percebe atualmente. Quando Stephen Walt e eu escrevemos o artigo para a London Review of Books em 2006 e, depois, o livro propriamente (The Israel Lobby and US Foreign Policy. Nova York: Farrar, Straus and Giroux), de 2007, me pareceu que a maioria das pessoas achou que estávamos exagerando. Na verdade, estávamos tratando tão apenas da ponta do iceberg. Mas agora creio que as pessoas entendem aquilo.

É realmente importante perceber que nossa política externa para o Oriente Médio é largamente dirigida por Israel. E, claro, o fator chave para que isso aconteça é o lobby [israelense].

2.

Então, falemos um pouco agora sobre quais são os reais objetivos de Israel na região. Creio que devemos fazê-lo em três partes. Uma é que eles querem expandir suas fronteiras, querem criar uma Grande Israel. Isso, claro, inclui hoje os territórios ocupados, a Cisjordânia e Gaza. Mas as ambições de Israel vão além disso. Eles querem tomar o sul do Líbano até o Rio Litani, querem tomar partes do sul da Síria… Acho que, se pudessem, gostariam de tomar a Transjordânia e se expandir em direção ao Sinai. Eles têm um apetite voraz para a expansão. Esse é o primeiro objetivo: criar uma Grande Israel.

O segundo objetivo é o da limpeza étnica dos territórios que tomam. E aqui estamos falando, neste momento, especialmente de Gaza e da Cisjordânia. Como vocês todos sabem, existem tantos judeus israelenses quanto palestinos dentro da Grande Israel hoje. E esse é um enorme problema para os israelenses. Eles se disporiam a aceitar quando muito 20% de palestinos, mas uma situação de metade a metade pareceria inaceitável. Então, os israelenses estão profundamente comprometidos com uma limpeza étnica.

E o terceiro objetivo tem a ver com seus vizinhos. O que eles pretendem é garantir que todos os seus vizinhos sejam mais fracos possível. E isso funcionaria basicamente de duas maneiras. Uma é ter vizinhos que sejam subservientes aos Estados Unidos. Isso se aplica ao Egito, à Jordânia… e eu diria, em certa medida, até mesmo ao Líbano. Eles querem em suas fronteiras países sobre os quais os Estados Unidos tenham enorme capacidade coercitiva.

E se isso não funcionar com os países maiores, como Síria, Irã e Turquia, então eles vão querer destruir (wreck) esses países. O que os israelenses estão realmente interessados em fazer no Irã é destruir o Irã da mesma forma como a Síria foi destruída. Eles gostariam de quebrá-lo em diversos pedaços. Ou se não o conseguirem fazer, promover uma mudança de regime e instaurar no Irã um regime subserviente aos Estados Unidos.

Dentre esses três objetivos principais, é muito importante entender que o que está acontecendo em Gaza (…) é a busca da consecução dos objetivos 1 e 2, criando uma Grande Israel etnicamente pura, que foi o que levou os israelenses a perseguir uma limpeza étnica que é, na prática, um genocídio. O caso de Gaza envolve os dois primeiros objetivos em jogo. O caso do Irã diz respeito ao terceiro.

Mais uma vez, o objetivo aqui é desmembrar o Irã ou produzir uma mudança de regime. E se vocês olharem para o Líbano, o verão, na verdade, como um caso dos dois primeiros objetivos. Eles querem tomar o território ao sul do Rio Litani, torná-lo parte da Grande Israel e fazer uma limpeza étnica nessa região. É claramente visível que estão dando duro na busca desse objetivo. Então esse é o panorama geral.

3.

Deixem-me dizer algumas palavras sobre Gaza antes de abordar o Irã. O que aconteceu em Gaza depois do 7 de outubro foi que os israelenses viram uma oportunidade para “limpar” Gaza. As duas grandes limpezas étnicas que tiveram lugar antes do 7 de outubro, como quase todos vocês sabem, ocorreram em 1948 e em 1967. E essas duas limpezas étnicas ocorreram num contexto de guerra.

E quando se tem uma guerra – que é o que aconteceu após 7 de outubro – os israelenses veem uma excelente oportunidade para uma limpeza étnica, porque acreditam poder usar poder militar massivo, sobretudo poder aéreo, para punir a população palestina, a ponto de fazê-la abandonar seus territórios. (…) E a esperança deles é que os egípcios e jordanianos venham a aceitar os palestinos, uma vez que os israelenses infligirão a eles tanta danação que, de outra forma, como poderiam os egípcios e os jordanianos não aceitá-los? Essa é a lógica básica que está em jogo aqui.

Mas está claro que os palestinos não vão embora. Eles absorvem o flagelo. E o que acontece é que o bombardeio, a campanha de punição, acaba se tornando a uma campanha de genocídio: se não se consegue expulsar os palestinos só resta matá-los todos. Isso se faz por meio dos bombardeios e da fome generalizada. E foi isso o que aconteceu. É por isso que acredito ser perfeitamente apropriado descrever o que aconteceu em Gaza como um genocídio

Gostaria de fazer mais uma observação a propósito desse genocídio, e que tem implicações para o que vou dizer sobre o Irã e ainda para o futuro. O que é genuinamente notável para mim, como um realista que se moveu em um ambiente acadêmico bastante liberal durante toda a vida nos Estados Unidos, é a extensão com que liberais pretensamente dedicados, que professavam acreditar nos direitos humanos, virtualmente nada disseram enquanto esse genocídio ocorria.

Não apenas que os israelenses estivessem cometendo genocídio enquanto as pessoas nada diziam o que me chocou. Num sentido ainda mais fundamental, o que me chocou mais foi que os Estados Unidos fossem cúmplices desse genocídio de uma forma inquestionável.[I]

Se voltássemos a fazer os julgamentos de Nuremberg… Não os faríamos, é verdade, mas se fôssemos fazer julgamentos do tipo de Nuremberg, Joe Biden e seus principais ajudantes, assim como Donald Trump e seus principais ajudantes, seriam enforcados. Não tenho nenhuma hesitação em pensar dessa maneira. Estamos falando de genocídio. Nós sabemos o que aconteceu àquelas pessoas que cometeram genocídio entre 1941 e 1945 na Europa. Foram enforcadas.

Creio que a mesma coisa aconteceria a Joe Biden e seus ajudantes; e a Donald Trump e seus ajudantes. É absolutamente notável que praticamente nenhuma palavra tenha sido dita no establishment liberal norte-americano contra aquilo que Israel está fazendo e para o qual os Estados Unidos o estão ajudando: cometer genocídio, o maior de todos os crimes. Na minha opinião, isso é verdadeiramente notável. E eu dizia a mim mesmo: tem alguma coisa errada aqui, quando um realista como eu é uma das poucas pessoas dentro do mainstream acadêmico que se levanta e diz que isso está terrivelmente errado e que algo precisa ser feito para pará-lo.

4.

Passemos ao Irã. Vamos falar sobre por que começamos essa guerra, antes de mais nada. É bastante claro que, basicamente, os israelenses ludibriaram o presidente Donald Trump para que ele iniciasse essa guerra. Eu diria até que, desde o início, o Estado Profundo não estava a favor dessa guerra. Conheço uma ou duas pessoas desse círculo, e se poderia dizer a propósito do que alguns observavam sobre as posições do general Dan Caine [chefe do Estado-Maior Conjunto dos Estados Unidos] na grande mídia, que o Estado Profundo não estava entusiasmado com essa guerra.

Todos nós sabíamos, que bastava observar o primeiro-ministro Benjamin Netanyahu nos últimos 40 anos, para saber que ele estava profundamente engajado em atacar o Irã com os Estados Unidos, para promover uma mudança de regime, instaurando um outro que estivesse em sintonia conosco, ou então para destruir o país. Então sabíamos com certeza que Benjamin Netanyahu estava pressionando com bastante força.

Agora o New York Times publicou duas grandes reportagens sobre como a decisão foi tomada. E na minha opinião fica inequivocamente claro, a partir desses dois artigos, que o Estado Profundo não estava a favor dessa guerra. Havia todo tipo de pessoas – funcionários do mais alto escalão – dizendo ao presidente Donald Trump: “Essa não é uma boa ideia. Provavelmente não vai funcionar”. O general Caine basicamente disse que não havia uma estratégia militar viável e o Conselho Nacional de Inteligência produziu um relatório afirmando que ela não funcionaria, e assim por diante.[II]

O que aconteceu foi que o Mossad convenceu tanto o primeiro-ministro Benjamin Netanyahu quanto o presidente Donald Trump de que poderiam obter uma vitória rápida e decisiva. Todos vocês conhecem a história. O que fizemos foi entrar, lançar uma campanha de choque e pavor e, principalmente, centrar a atenção numa manobra de decapitação do regime. E quando fizéssemos isso, todo o castelo de cartas desmoronaria. E a razão para isso seria a de que o regime estaria construído sobre areia, suas fundações seriam muito frágeis e tudo o que seria preciso fazer seria derrubar seus líderes, e o povo atenderia o chamado para se levantar e derrubar o governo, para que pudéssemos então instalar um novo, que basicamente se renderia a nós.

Está bastante claro que Benjamin Netanyahu e o chefe do Mossad, David Barnea, desempenharam o papel chave e central em convencer o presidente Donald Trump de que isso funcionaria, de que essa estratégia de choque e pavor construída em torno da decapitação do regime iraniano produziria uma vitória rápida e decisiva. Mas todos nós sabemos, pela literatura de relações internacionais, que quando não se produz uma vitória rápida e decisiva, o que se segue é que a guerra passa a funcionar como uma guerra de atrito. E, claro, foi exatamente isso o que aconteceu no caso do Irã. Estamos agora numa guerra de atrito.

5.

O fato é que não podemos vencer uma guerra de atrito [como essa]. Isso não é possível. Deixem-me dar-lhes seis pontos que o ilustram.

(i) Vejam essa Marinha muito poderosa que temos e que o presidente Donald Trump fala que vai usar para abrir o Estreito de Ormuz. Não podemos colocá-la sequer perto do Irã, e certamente não no Estreito de Ormuz, sob pena de ser posta a pique pelos mísseis de cruzeiro ou drones iranianos. Entende-se então que a Marinha está estacionada longe do Irã e que suas bases não são muito úteis.

(ii) Bases: tínhamos 13 bases principais na região. O New York Times noticiou que todas essa bases ou estão seriamente danificadas ou destruídas.

(iii) Em termos de forças no terreno para uma invasão terrestre, fala-se na mídia sobre 40 ou 50 mil soldados estacionados no Oriente Médio, e isso significaria que teríamos 40 ou 50 mil efetivos de combate. Isso simplesmente não é verdade. Seriam necessárias várias divisões de infantaria ou brigadas de fuzileiros navais ou o que for para o engajamento em um grande combate contra o Irã, e o presidente Donald Trump apenas recentemente deslocou 7.000 efetivos de combate para a região. Dificilmente se pode fazer alguma coisa com um efetivo de 7.000 combatentes, e se eu lhes sugerisse os cenários onde se poderia pensar em usar esse efetivo, pode-se ver que não é possível alcançar nenhum tipo de vitória militar com essas pequenas forças no terreno.

(iv) Em termos de aeronaves, sabem vocês que nessa [recente] operação de resgate perdemos mais aeronaves em um dia do que perdemos em qualquer outro momento desde a Guerra do Vietnã? Pensem nisso! (…)

(v) E agora mísseis e munição de alta tecnologia. Estamos ficando sem eles, e isso é catastrófico para quem pretende conter a China. Deveríamos supostamente ter-nos voltado para a Ásia, mas estamos nos afastando dela. Precisamos levar mísseis THAAD, Patriot e essa unidade expedicionária de fuzileiros navais do Leste Asiático para lidar com os problemas que estamos enfrentando no Oriente Médio. Não é essa a maneira de se conter a China. Isso é voltar-se para fora do Leste Asiático.

(vi) E, finalmente, não temos a capacidade para defender nossos aliados do Conselho de Cooperação do Golfo. Eles estão levando uma surra dos iranianos.

6.

Isso é apenas o lado americano. O lado mais interessante é o lado iraniano. Eles têm quase todas as cartas. Estão realmente em uma posição de força. Ao bloquear o tráfego no Estreito de Ormuz, eles estão em posição de causar um baque na economia global. O poder de alavancagem que eles têm é enorme. As consequências do que aconteceu até agora para a economia internacional podem ser devastadoras. As pessoas não têm falado muito sobre os fertilizantes. Falam sobre petróleo e gás.

Um terço dos fertilizantes do mundo passam pelo Estreito de Ormuz. E essa é a época de plantio em muitos países. As consequências para o futuro é que muitas pessoas podem morrer de fome como resultado dessa guerra insana. Assim, os iranianos têm um enorme poder de alavancagem sobre a economia mundial, e nós, obviamente, já entendemos isso.

Além disso, têm uma enorme capacidade de influência sobre os Estados do Conselho de Cooperação do Golfo, esses seis países, porque podem destruí-los como sociedades funcionais. Podem destruir sua infraestrutura energética. Mas, mais importante, podem destruir suas usinas de dessalinização. Elas são alvos fáceis, gordos e em pequeno número. Os iranianos têm muitos mísseis de alta precisão e sabe-se lá quantos drones. Eles podem desmantelar esses países, e essa é uma ameaça séria que lhe dá uma grande vantagem.

Então, o problema fundamental que o presidente Donald Trump enfrenta é que ele não tem como escalar a guerra, porque os iranianos podem batê-lo em todos os degraus, pelo fato de deterem o controle do Estreito de Ormuz e a capacidade de destruir os países do Conselho de Cooperação do Golfo e, por casualidade, produzir enormes danos também a Israel. Há uma boa razão para os israelenses manterem um enorme silencio e não nos dizer o que está acontecendo dentro da sua própria sociedade em termos de impactos tanto de mísseis balísticos quanto de cruzeiro.[III]

Portanto, não podemos escalar o conflito, e, além disso, não há uma opção de saída aqui, a não ser admitir a derrota. A única maneira de Donald Trump sair dessa é admitir a derrota. Os iranianos certamente não lhe darão uma opção de saída atraente. Se vocês estivessem jogando com a mão de cartas que eles têm, vocês iriam querer ser incrivelmente implacáveis e inflexíveis com os Estados Unidos e os israelenses. Eles são seus inimigos mortais. Vendo as coisas do ponto de vista dos iranianos, esses últimos são uma ameaça existencial. Por isso, os iranianos têm profundo interesse em negociar em termos bastante duros, para dizer o mínimo, e detêm uma pesada alavancagem. Essa é a difícil situação em que Donald Trump se encontra.

Isso tudo nos leva à segunda-feira passada (dia 6 de abril). Na manhã dessa segunda, Donald Trump fez essa postagem extraordinária na rede Truth Social que dizia que, se os iranianos não cedessem, ou seja, se não levantassem os braços e se rendessem até a noite do dia seguinte, ele destruiria o Irã como civilização, tornando impossível que ressuscitasse. Essa é uma declaração verdadeiramente assombrosa, é mais um exemplo de linguagem genocida.

Alguém chegaria a pensar que um presidente americano poderia dizer algo assim? Eu certamente não. Esse é o tipo de linguagem que se esperaria de alguém como Adolf Hitler. Ele vai exterminar esse país chamado Irã, apagá-lo do planeta e fazer com que ele nunca mais possa voltar? Parece uma solução de tipo cartaginesa, não? O que está acontecendo aqui? – é preciso se perguntar.

7.

O que está acontecendo aqui é que Donald Trump está desesperado, porque entende a lógica básica que acabei de lhes expor. Nós estamos jogando com uma mão de cartas perdedora. E as consequências de continuar jogando com essa mão são de que a economia global vai para o abismo. Isso vai fazer muito mais que destruir sua presidência. As consequências serão enormes. Ele sabe disso. Estou seguro que há pessoas que já lhe disseram isso. Então, desesperado, ele disse o que disse na segunda de manhã: “vou para o extermínio; vou para o genocídio”.

Mas, então, pensem vocês no que aconteceu mais tarde, naquele dia à noite. Ele recua. E o que fez? Basicamente, disse: “posso ver a derrota”. Mas por que estou dizendo isso? Em primeiro lugar, há dois planos sobre a mesa. Um é o plano de 15 pontos, “nossas” exigências. E há o plano iraniano, o plano de 10 pontos. Para quem os lê, a diferença é como da noite para o dia. Lendo o plano de 15 pontos, se encontram todas essas típicas exigências americanas e israelenses ao Irã. Lendo o plano de 10 pontos, encontram-se nele todas as exigências maximalistas. O que o presidente Donald Trump disse em sua postagem na rede Truth Social, onde basicamente afirmou “eu me rendo”, é que ele aceita o plano de 10 pontos. Ele diz que é uma base sólida, ou firme, ou boa para ir adiante. Isso é realmente chocante, não?

Então, vamos olhar um pouco mais cuidadosamente o que está acontecendo aqui. Entramos nessa guerra – quero dizer, os Estados Unidos e Israel, a dupla que eu gosto de chamo de “tag team”, a equipe [coordenada] de combate – com quatro objetivos principais: (i) fim do enriquecimento nuclear no Irã; (ii) a erradicação de todos os mísseis, em especial os mísseis de longo alcance ou qualquer coisa que represente uma ameaça para Israel; (iii) o fim do apoio aos Houthis, ao Hamas e ao Hezbollah; e (iv) a mudança de regime. É muito claro que a mudança de regime era o grande objetivo.

Donald Trump nega isso. Outros, de tempos em tempos, no executivo, negam isso… Mas tudo o que é preciso fazer é ler a matéria do New York Times. Enfim, é manifestamente claro que estávamos empenhados em uma mudança de regime. Era disso que David Barnea e Benjamin Netanyahu estavam falando… E o presidente Donald Trump, sem dúvida.

Falhamos em todos esses objetivos. Não vamos nos livrar dos mísseis iranianos. Não vamos evitar a capacidade de enriquecimento nuclear deles – na verdade, o medo maior é que eles agora obtenham armas nucleares. Quanto ao apoio ao Hezbollah, aos Houthis e ao Hamas, não houve qualquer mudança nesse aspecto – iranianos e Hezbollah estão, na verdade, trabalhando juntos para lidar com a situação no sul do Líbano e no norte de Israel; e quanto aos Houthis, nosso maior medo é que, em conluio com os iranianos, eles fechem o estreito de saída do Mar Vermelho, acabando com tráfego seja no Mar Vermelho seja no Golfo Pérsico; o que seria o completo desastre. E, finalmente, não alcançamos nenhuma mudança de regime.

8.

Além disso, agora os iranianos controlam os Estreito de Ormuz.[IV] No dia 27 de fevereiro eles não controlavam o Estreito de Ormuz, eles não ameaçavam estrangular a economia mundial. Mas agora não seriam loucos de abrir mão desse controle.

Assim, até onde eu possa ver, o Irã manterá o controle do estreito. Para os Estados Unidos, isso é desastroso. Além disso, em se analisando as exigências dos iranianos, o que eles querem é o levantamento da sanções e as bases americanas fora da região. Evidentemente que ninguém sabe como será um acordo final, mas algo dessas exigências vai acabar sendo atendido. E essa será uma derrota escandalosa para os Estados Unidos, porque, como disse, a única opção de saída aqui é aceitar a derrota, tal como ela é. Não é fácil dizê-lo, mas trata-se de uma clara derrota.

Agora, quero mudar de assunto e falar dos israelenses. Acho que, para os israelenses, toda essa situação beira o cataclismo. Antes de tudo, eles (o povo israelense) acreditam – certamente o primeiro ministro Benjamin Netanyahu acredita – que o Irã é uma ameaça existencial, empenhada em eliminá-los da face da Terra. Eu não acredito nisso, mas isso não importa, porque o que eu acredito é em grande medida irrelevante. São eles que acreditam nisso. Como todos vocês sabem, para o primeiro-ministro Benjamin Netanyahu, o Irã é o seu Moby Dick. E ele perdeu esta guerra. O Irã está mais forte que nunca. Além disso, o Irã está em uma posição de força que lhe permite apoiar o Hamas, o Hezbollah e os Houthis.

Além de tudo isso, essa situação causou danos enormes às relações entre Estados Unidos e Israel. Aquela reportagem do New York Times dias atrás com certeza deixará claro para um enorme número de americanos que os israelenses nos arrastaram pelo nariz para esta guerra. Havia todo tipo de gente no Conselho de Segurança Nacional que estava soltando sinais de alerta, senão de alerta máxima. Mas por que entramos nessa? Porque os israelenses convenceram o presidente Donald Trump de que era uma boa ideia e que eles tinham uma estratégia viável. E isso vai ser desastroso para Israel.

Além do mais, se alguém olhar para o que está acontecendo com a opinião pública nos Estados Unidos com relação ao Estado de Israel, nosso relacionamento e o seu lobby. Para mim mesmo, que escrevi sobre o lobby israelense em 2006 e 2007, acho até difícil acreditar que tudo isso tenha acontecido. Jamais imaginei que, enquanto estivesse neste planeta, veria uma situação como a que vivemos hoje em termos de relações entre Estados Unidos e Israel e a situação do lobby israelense aqui. Portanto, creio que Israel está verdadeiramente em sérios apuros.

9.

O que aconteceu em 28 de fevereiro, do nosso ponto de vista e do ponto de vista do mundial, por conta das consequências econômicas de tudo isso – e até também do ponto de vista de Israel – foi um fiasco colossal. Não se pode subestimar o fiasco colossal que foi para os Estados Unidos e Israel entrarem em guerra em 28 de fevereiro. Isso teve um efeito rebote profundo.

Isso me leva ao meu último ponto. Toda essa situação levanta a séria possibilidade de que, em algum momento desse trajeto, os israelenses usem armas nucleares contra o Irã. Estou bastante preocupado a esse respeito. Como disse antes, os israelenses estão notavelmente ansiosos com o Irã, que eles têm como uma ameaça existencial, cujo maior medo é o de que o Irã adquira armas nucleares.

Creio que, se os israelenses chegarem a suspeitar que o Irã está buscando armas nucleares, eles usarão armas nucleares preventivamente, para evitar que o Irã possa alcançar um poder de dissuasão nuclear. Porque agora está claro que Israel não pode impedir o Irã de adquirir armas nucleares fazendo uso apenas suas próprias forças convencionais. Isso não funciona. A única opção que lhes resta é a nuclear. E eu creio firmemente que os israelenses usariam armas nucleares nessa situação.

Alguém pode pensar para si mesmo: “Bem, os Estados Unidos poderiam impedir que isso aconteça”. Os Estados Unidos não impedirão que isso aconteça. Israelenses e americanos são cúmplices do genocídio em Gaza. A primeira reação do presidente Donald Trump na segunda-feira, quando ele estava desesperado, foi ameaçar cometer genocídio, ele próprio, contra o Irã. Além de tudo, considerando o poder do lobby israelense nos Estados Unidos, é extremamente improvável que consigamos impedir Israel de usar armas nucleares contra o Irã.

Assim, meus dois pontos finais para vocês são esses: (i) tudo isso mostra que Israel é um fardo agarrado ao pescoço dos Estados Unidos ― um argumento que venho defendendo há muito tempo; e (ii) os anos vindouros no Oriente Médio serão extremamente perigosos por conta de toda a situação que acabo de descrever.

*John Mearsheimer é professor de relações internacionais na Universidade de Chicago. Autor, entre outros livros, de Como os Estados pensam: A racionalidade da política externa (Unesp). [https://amzn.to/4cpXywZ]

Palestra disponível no Youtube.

Transcrição e tradução: Ricardo Cavalcanti-Schiel.

Notas do tradutor


[I] Infelizmente, a memória do nosso “realista” é curta para o que os Estados Unidos vêm fazendo no mundo desde, pelo menos, o golpe de Estado patrocinado pelos Estados Unidos contra Sukarno, na Indonésia, em 1965, quando cerca de um milhão de pessoas foram mortas.

[II] A tese que vem circulando a partir da reportagem de Maggie Haberman e Jonathan Swan no New York Times, de que a decisão de ir à guerra contra o Irã foi de exclusiva discricionariedade de Donald Trump, em amistosa cumplicidade com Benjamin Netanyahu, vem sendo confrontada com a especulação de que o presidente americano teria sido coagido pelos arquivos do Mossad produzidos pelo antigo provável ativo dessa agência, Jeffrey Epstein. Ainda que se saiba que o diretor do Mossad, David Barnea, vinha praticamente residindo na Casa Branca desde dezembro de 2025, ainda não se tem uma apuração precisa dos fatos que conduziram Trump a sua decisão monocrática.

[III] Mísseis balísticos são aqueles que percorrem uma trajetória curva (que alcança grandes altitudes e distâncias horizontais), mas que é relativamente previsível, daí serem mais facilmente interceptáveis, salvo se desenvolvem velocidades hipersônicas; mísseis de cruzeiro são aqueles que percorrem uma trajetória baixa (não mais que 100 m de altitude, contornando as elevações do terreno), por isso são mais difíceis de serem rastreados, mas em geral, com prejuízo para o raio de alcance. Informes recentes dão conta de que a Coréia do Norte teria suprido o Irã de um notável carregamento suplementar de mísseis balísticos nos últimos dias, enquanto a Rússia poderia ter fornecido, já no início do conflito, até 450 mísseis de cruzeiro de maior alcance e precisão. Enquanto isso, novos recursos de defesa antiaérea (incluindo sistemas completos e de rastreio passivo em faixas de infravermelho) teriam sido providos ao Irã tanto pela China quanto pela Rússia.

[IV] Nesse ponto, o palestrante se refere aos Houthis, quando parece evidente que está tratando dos iranianos. A transcrição procurou corrigir esse equívoco oral.

   in A Terra é Redonda  

domingo, 26 de abril de 2026

 

Manifiesto de la Coordinación Estatal Contra la OTAN y las Base

La Coordinación Estatal Contra la OTAN y las Bases (CECOB), una coalición de plataformas locales de organizaciones comprometidas en la lucha contra la entrega de nuestra soberanía a los EEUU, desea manifestar lo siguiente:

A medida que se profundiza la grave crisis estructural del modelo capitalista occidental y de la hegemonía de EEUU, la agresividad del imperialismo crece sin cesar, mostrando la necesidad ineludible de contemplar de forma integral sus diferentes manifestaciones.

  • El golpe de Estado fascista en Ucrania pretendía consumar en 2014 el cerco de la OTAN a Rusia, iniciado poco después de la desaparición de la URSS, con la intención expresa de fragmentar el país y apropiarse de sus recursos. Durante 8 arios, el gobierno fascista de Ucrania suprimió libertades, persiguió todo lo relacionado con la lengua y la cultura rusas, ilegalizó partidos políticos y masacró a los pueblos del Donbás.
  • Ocho años más tarde, ante el incumplimiento de los Acuerdos de Minsk, que pretendían poner fin a las masacres y la negativa de los EEUU a suscribir un tratado de Seguridad transfronterizo, Ru sia respondió al llamamiento de las Repúblicas de Donetsk y Lugansk, iniciando una operación militar en su auxilio que excluía explícitamente la intención de adueñarse de Ucrania y, mucho menos, de atacar a cualquier país europeo.
  • Durante los cuatro años de guerra se ha evidenciado que se trata de una guerra de la OTAN contra Rusia, en la que el pueblo ucraniano pone la carne de cañón, instigada en los últimos tiempos, por la UE y Gran Bretaña.
  • La voladura del Nord Stream, aceptada sin rechistar por los gobiernos de la UE, tuvo por objetivo cortar tajantemente los naturales vínculos económicos y comerciales de Europa con Rusia, consumando la estrategia geopolítica anglosajona de división europea para dominar a Rusia
  • En el epicentro de la crisis junto a EEUU, la UE, que está viendo hundirse su economía, continúa las políticas de transferencia masiva de fondos públicos a bancos y multinacionales, estableciendo la estrategia del Rearme para «defenderse» de un hipotético ataque ruso.
  • Esta estrategia se impone mediante una masiva propaganda de guerra en la que la rusofobia juega un papel central, reproducida unánimemente por los medios de comunicación y a través de una intensificación de los mecanismos represivos y de control social.
  • El programa histórico del sionismo de masacre y expulsión del pueblo palestino de sus tierras, inscrito en su proyecto colonial de dominación de toda Asia Occidental, se ha visto confrontado por el Eje de la Resistencia, que agrupa a la resistencia palestina, libanesa, iraquí, a Yemen y a la República Islámica de Irán.
  • La respuesta solidaria con Palestina que ha recorrido el planeta se ha articulado sobre el reconocimiento de la legitimidad de la resistencia — incluyendo la lucha armada — y sobre la lección práctica del pueblo palestino de que sólo la victoria pone fin a la lucha por la vida y la soberanía.
  • La agresión militar conjunta de EE.UU. e Israel a la República de Irán y a Líbano, sin justificación alguna y durante un proceso de negociación, muestra la enorme penetración del sionismo en las estructuras de poder de Washington y exige la respuesta solidaria anti-imperialista y anti-sionista de los pueblos del mundo y el reconocimiento pleno de su derecho a la resistencia.
  • El ataque a Venezuela con el objetivo evidente de hacerse con sus recursos y el secuestro de su presidente Nicolás Maduro y su esposa, es la enésima puesta en escena de un imperialismo que, aunque desde que nació acumula crimen tras crimen contra los pueblos, ahora ni se molesta en construir falsas justificaciones.
  • El asedio total impuesto a Cuba pretende destruir uno de los símbolos más brillantes y coherentes de la revolución y la resistencia anti-imperialista. La voluntad resuelta de su pueblo y de su gobierno de mantenerse firmes exige de nosotros todo el apoyo y la solidaridad en defensa de la Revolución Cubana.
  • La voluntad de injerencia imperialista sobre todo el continente americano, expresada abiertamente en la nueva Estrategia de Seguridad Nacional de Trump, anticipa ulteriores intervenciones en Nicaragua, Colombia, México y en cualesquiera otras naciones que opongan la mínima resistencia a sus planes de dominación.
  • El Sáhara Occidental, que viera frustrado su derecho a la autodeterminación por la traición del estado español en 1975, persiste en su lucha contra la ocupación de Marruecos, un enclave del sionismo y del imperialismo para el control del continente africano.
  • La presión euroatlántica por apropiarse de los recursos africanos está provocando innumerables conflictos interétnicos y masacres de regímenes clientelares que privan a sus pueblos de los beneficios de su explotación y del derecho a su propio desarrollo.

Esta agresividad planetaria se corresponde directamente con la profundidad de la crisis que afecta prioritariamente a EEUU y a Europa, más allá del color político de sus gobiernos o del carácter de sus dirigentes. Así mismo, es la inestabilidad política derivada de la gravedad de la crisis, la que hace que las oligarquías imperialistas, usando el racismo y la xenofobia para dividir a la clase obrera, impulsen y financien a organizaciones fascistas, hermanas gemelas de los nazis ucranianos.

Son inaceptables los planteamientos de equiparación entre el imperialismo agresor y el gobierno del país agredido aludiendo a pretendidas carencias democráticas de éste, que solo a su pueblo corresponde modificar. Como es inaceptable la caracterización como terrorismo de la resistencia a la ocupación colonial por todos los medios posibles, incluyendo la lucha armada. Este juego de equidistancia, que ha venido repitiéndose en las últimas décadas, ha contribuido decisivamente a dividir y debilitar la respuesta a los crímenes del imperialismo.

Es hora ya de aceptar que solo unidos en una comprensión común de sus distintas manifestaciones podremos derrotar a la triada imperialismo-sionismo-fascismo que amenaza la civilización humana; y que de nada valen las propuestas para enfrentar solo algunas de sus expresiones si no se hace desde un planteamiento integral que, necesariamente pasa por las siguientes condiciones:

  • Salida de la OTAN y cierre de las Bases.
  • Contra el Rearme y la Militarización Social
  • Contra el imperialismo, el sionismo y el fascismo, la más amplia y firme solidaridad internacionalista.
  • No a la Guerra Imperialista.

Coordinadora Estatal Contra la OTAN y las Bases

Abril de 2026

Más información en : https://contraotanybases.org/

 

O gênero “distópico” criou um público na escravidão voluntária

 

Diego Herchhoren (mpr21).- A chamada “desdacionalização das consciências” é um conceito lançado pelo historiador russo Andrei Fursov, que é enquadrado no que ele chama de “o triplo D”: um programa de desativação do capitalismo que consiste em desindustrialização, despovoamento e desracionalização do comportamento e da consciência.

Assim como o Iluminismo representou um processo de racionalização da sociedade, baseado na ciência, na crítica e na autonomia do indivíduo, a desracionalização seria o movimento inverso. Não é simplesmente um aumento da irracionalidade, mas uma mudança estrutural na forma como o conhecimento é produzido e validado.

A transformação do conhecimento em mercadoria, o eu (e não o convite) como eixo de todas as ações humanas – o culto da autoestima ou da vaidade, a título de exemplo – e a conversão das relações de classe entre ricos e pobres em “relações de confiança”, fizeram evaporar a estrutura social capitalista que conhecemos. É aqui que entra a hipótese do chamado “neo-Feudalismo”, que sustenta que o capitalismo financeiro está à deriva em direção a uma estrutura social que lembra o feudalismo medieval por suas relações de poder e propriedade.

Nesse contexto, a desracionalização da consciência é a condição que permite a servidão voluntária. Um sujeito que não exerce sua capacidade crítica é um sujeito que aceita seu lugar em uma hierarquia rígida, incapaz de articular uma resposta coletiva à sua própria degradação.

Distopia como “treinamento para renúncia”

Neste contexto, a função de séries de televisão e plataformas de streaming não é coincidência. Ao inundar o imaginário coletivo com imagens de futuros inabitáveis (controle total, colapso econômico, extrema vigilância, desigualdade feudal-tecnológica), o sistema cultural normaliza a ideia de que não há alternativa. A utopia, a possibilidade de um futuro radicalmente melhor e racionalmente organizado, desaparece do mapa mental.

Se cada futuro é distópico, por que lutar para mudá-lo? Ação política coletiva torna-se inútil. A consciência, em vez de projetar para a construção, é treinada em adaptação e sobrevivência individualista dentro do horror. É uma profecia auto-realizável: a desracionalização da consciência nos prepara para aceitar um mundo que anteriormente teríamos considerado um pesadelo.

Séries e filmes distópicos muitas vezes contêm críticas mordazes ao capitalismo, mas as grandes plataformas de streaming, de propriedade da mesma Big Tech que são frequentemente criticadas, absorvidas e mercantilizadas que a crítica. Ver a distopia se torna um ato de consumo que produz uma catarse enganosa: sentimos que “denunciamos” o problema, experimentamos indignação e medo do sofá, e depois passamos para o próximo episódio. A energia crítica se dissolve no entretenimento.

Mas, além disso, com isso a capacidade de admiração e indignação moral atrofia. Se o futuro já foi “ensaiado” mil vezes na tela, quando suas versões escurecidas começam a aparecer na realidade (controles sociais digitais, insegurança no trabalho como servidão moderna), nós as aceitamos com uma normalidade irracional. A distopia deixa de ser um aviso e se torna um roteiro que ainda não conhecemos.

A Batalha Cultural

Combater a dessarcionalização da consciência é, por definição, uma tarefa contracultural. Em um ambiente que recompensa a passividade, o pensamento mágico e a fragmentação social, a resistência consiste em recuperar hábitos mentais e relacionais que até muito recentemente faziam parte da sociedade espanhola. A tendência de se encontrar em grupo, estar na rua ou eventos sociais fazia parte de uma tradição que, particularmente após a mudança sociológica que significou o confinamento do período 2020-2022, foi substituída por plataformas e alimentação em casa.

A desracionalização oferece conforto rápido (uma teoria da conspiração que explica tudo, um guru que simplifica o mundo). Combatê-lo significa suportar o desconforto da complexidade. Diante da estimulação rápida (o tweet, o vídeo curto, a reação emocional, o pergaminho do celular), uma pessoa que resiste à desracionalização é forçada a fazer uma pausa.

Quando alguém reclama de sua precariedade, sua solidão ou sua ansiedade, o comportamento resistente é traduzir esse desconforto individual em linguagem política. Isso implica colocar um nome real no que lhe acontece: precariedade induzida, atomização social, desracionalização da mídia. Isso restaura à pessoa a dignidade de vítima de um sistema, não um destino pessoal.

É urgente normalizar entre nossos pares a linguagem política daqueles que se atreveram a fazer a revolução, que também começou trazendo o nome à opressão e seus líderes.

Viagem à Polónia

Viagem à Polónia
Auschwitz: nele pereceram 4 milhôes de judeus. Depois dos nazis os genocídios continuaram por outras formas.

Viagem à Polónia

Viagem à Polónia
Auschwitz, Campo de extermínio. Memória do Mal Absoluto.